La Halte du Coin

Offrir un refuge pour tous

La pandémie de COVID-19 a bouleversé la vie de bien des personnes vivant déjà des situations à risque. Certains individus se sont retrouvés du jour au lendemain sans emploi et sans abri, complètement démunis face à cette crise. Pour les soutenir et protéger leur santé et leur dignité, trois organismes de la Rive-Sud ont uni leurs forces. Ils sont Le Repas du Passant, Macadam Sud et l’Hébergement la Casa Bernard-Hubert, trois organisations reconnues pour leurs expertises complémentaires. Ensemble, ils ont mis sur pied la Halte du Coin.

Ce refuge, qui a démarré en août 2020, est unique en son genre. Il permet d’accueillir, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, toute personne dans le besoin, et ce avec un haut seuil d’acceptabilité. Installée dans une église de Longueuil, la Halte offre aux usagers trois repas par jour et entre 15 et 25 lits pour se reposer. Des douches, une buanderie ainsi que de l’accompagnement sont aussi disponibles. Le service affiche complet depuis son ouverture; ce qui met en lumière l’importance du projet et les besoins de la communauté.

Plusieurs services sous le même toit

Sur place, une quinzaine d’intervenants se mobilisent. Ils écoutent et orientent les personnes usagères vers les ressources les mieux adaptées à leur situation. On y retrouve notamment des travailleurs sociaux, mais aussi des surveillants communautaires. À cet effet, un partenariat avec le Service de police de Longueuil a été mis en place afin de sensibiliser les futurs policiers aux ressources du milieu. L’entente permet aussi d’assurer la sécurité de tous les participant·e·s et intervenant·s.

Ce projet a pu voir le jour notamment grâce au Fonds d’urgence pour l’appui communautaire, par le biais duquel la FGM leur a octroyé 75 000$. Mais le financement demeure un problème majeur pour maintenir la Halte en service. Le projet est dépendant des bailleurs de fonds. Même si les trois organismes partagent les ressources humaines, 15 nouveaux employés ont dû être embauchés. Ce sont eux qui assurent la bonne marche du service. S’ajoutent à cela le loyer, les achats de lits et literies, de casiers, de cadenas, de chaufferettes, de réfrigérateurs et autres. Autant de frais qui ne peuvent être assumés par les trois organismes initiateurs de la Halte.

 

« Ce qui me valorise le plus de travailler à la Halte du Coin c’est d’arriver à comprendre comment je peux aider quelqu’un qui n’a pas nécessairement les ressources et les moyens de les identifier lui-même et même parfois qui est incapable de les exprimer. »

Jean-François, intervenant psychosocial