// Le mot de la FGM – novembre 2025 //
La Fondation du Grand Montréal a récemment lancé la plus récente édition de sa série de rapports Signes vitaux du Grand Montréal, qui porte sur la philanthropie dans les communautés noires du Québec. Le rapport est maintenant disponible librement, ainsi qu’un résumé de ses faits saillants, sur le site web de la FGM.
L’invisibilité des contributions philanthropiques des membres des communautés noires a été le point de départ de notre réflexion pour cette nouvelle édition, qui permettra de déconstruire certains préjugés, comme celui voulant que ces communautés ne se trouvent que du côté des bénéficiaires de la philanthropie. Elle mettra aussi en lumière des façons différentes de définir et de pratiquer la philanthropie. Enfin, elle permettra, en pointant les endroits où les données sont manquantes mais aussi interprétant des données inédites, de défricher un nouvel espace de recherche et de réflexion pour notre secteur.
Pour véritablement jouer son rôle dans une société de plus en plus diversifiée, le milieu philanthropique, surtout celui de la philanthropie communautaire, a le devoir de s’ouvrir à de nouvelles perspectives qui dépassent les narratifs conventionnels, qui tournent encore trop souvent autour de la charité : quelqu’un donne des sous, et un autre les reçoit. La philanthropie, la vraie, c’est beaucoup plus que ça.
Un partenariat essentiel
En plus de dresser un état des lieux de la philanthropie des communautés noires d’ici, l’objectif de cette étude est de rendre visibles les réalités philanthropiques qui leur sont propres. Pour mener à bien son travail, la FGM s’est associée à l’Observatoire des communautés noires du Québec, un groupe de recherche spécialisé rattaché au Sommet Jeunes Afro. L’Observatoire est engagé dans la production et la diffusion de connaissances sur les réalités des communautés noires du Québec, ce qui en faisait un partenaire idéal pour témoigner, avec toute l’expertise et la rigueur nécessaires, de la diversité et du dynamisme de ces communautés en ce qui a trait à leurs contributions philanthropiques. Nous remercions leurs équipes, ainsi que les membres du groupe de travail qui a participé à l’élaboration du rapport, pour leurs perspectives avisées.
Nous espérons que cette nouvelle édition des Signes vitaux, et en particulier ses recommandations, engendreront une prise de conscience et permettront de lancer une conversation plus ouverte et informée, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des communautés noires et du milieu philanthropique, sur la reconnaissance des divers apports des communautés marginalisées et sur la nécessité d’adopter des mentalités et des façons de faire plus inclusives à leur égard.
Merci de votre attention, et bonne lecture !
Marie-Andrée Farmer
Présidente-directrice générale par intérim