La Covid-19 a mis un frein brutal depuis le 18 mars aux rencontres en présentiel avec nos six groupes d’entraide en soutien psychologique et avec notre groupe de formation et d’éducation populaire. Ces rencontres thérapeutiques sont essentielles et plusieurs participants vulnérables trouvent difficiles cette soudaine absence de contacts humains avec leurs collègues et nos intervenantes. Leur anxiété a monté d’un cran. Pour remédier à ce problème, les intervenantes ont assuré un suivi personnalisé au téléphone avec les 90 personnes qui forment ces sept groupes. Cela ne suffit pas. En effet, le non verbal représente 75 % du message de l’état mental d’une personne et sans un contact visuel, il est difficile de détecter le véritable état émotionnel de nos clients. Nous voulons corriger la situation en utilisant la technologie à notre disposition pour offrir un service complémentaire au service en présentiel. Plus précisément, nous aimerions offrir des rencontres virtuelles et permettre aux participants qui le peuvent de se connecter en visioconférence de façon à assister à distance et en direct à des rencontres. Nous voulons aussi nous prémunir contre la possible deuxième vague de la pandémie qui est annoncée pour l’automne et être en mesure de maintenir un continuum de services en santé mentale, dans le cas d’une autre période defermeture de nos bureaux.