Le Centre de pédiatrie sociale s’efforce, de maintenir un lien constant avec une centaine de familles démunies regroupant près de 300 enfants, souvent dans des loyers trop restreints. Nous sommes particulièrement préoccupés au sujet d’une vingtaine de familles, récemment immigrées, qui ne parle ni anglais, ni français. Nous nous inquiétons du bien-être et de la sécurité des enfants menacés, éventuellement, par des situations familiales anxiogènes et stressantes. Il nous apparaît essentiel de pouvoir communiquer régulièrement avec les parents pour nous assurer que les enfants reçoivent les soins nécessaires à leur santé physique et psychologique. Il nous importe également de veiller à ce que les parents reçoivent les informations et qu’ils comprennent, dans leur langue, les consignes de la Direction de la santé publique pour protéger la santé des membres de leurs familles et pour respecter les mesures de confinement imposées. Ces familles récemment immigrées sont isolées, non intégrées aux communautés locales et se retrouvent ainsi hors d’atteinte des réseaux de la santé, des services sociaux et des organisations communautaires. Cette situation est particulièrement dramatique dans le contexte actuel de la pandémie du coronavirus et du confinement social.