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Signes vitaux du Grand Montréal, un premier bilan santé de la qualité de vie dans la région métropolitaine



Montréal, le 12 décembre 2006 - La Fondation du Grand Montréal rendait public ce matin son premier bilan sur la santé de la région métropolitaine, intitulé Signes vitaux du Grand Montréal, un rapport qui sera publié annuellement. Il pose un regard statistique sur différents secteurs de la vie communautaire : le travail, les inégalités socioéconomiques, l’éducation, la santé et le bien-être, le logement, le transport, la sécurité, l’environnement, les arts et la culture, la diversité et l’intégration, l’appartenance et la participation.

« Ce rapport vise à tracer un portrait de ce qui contribue à la qualité de vie à Montréal et dans ses environs, de déclarer Pierre Brunet, président du conseil d’administration de la Fondation du Grand Montréal. Ce faisant, nous espérons favoriser la réflexion et le dialogue, et sensibiliser la population à des enjeux cruciaux pour l’avenir de notre région. Cela nous permettra non seulement de répondre à des besoins immédiats, mais aussi d’envisager des défis à plus long terme. Bref, la Fondation se préoccupe de la prospérité aussi bien que de la postérité.»

Pour sa part, Kathleen Weil, présidente et directrice générale de la Fondation, a souligné que « Signes vitaux sera un outil précieux pour la Fondation du Grand Montréal, lui permettant d’orienter son programme de subventions vers certains des enjeux et problèmes identifiés dans le rapport. Il servira aussi à éclairer nos donateurs, comme tous ceux et celles qui souhaitent orienter leur action philanthropique vers les secteurs les plus vulnérables. Avec l’aide de spécialistes et en nous fondant sur des données publiées, nous avons identifié certaines forces et faiblesses de notre milieu .»

En résumé, voici certains des constats mis en évidence dans le rapport :

Le taux de chômage a diminué au cours des dix dernières années, passant de près de 12 % à 8,5 %; il est toujours au-dessus de la moyenne canadienne.
Entre 1980 et 2000, l’écart entre les riches et les pauvres s’est creusé de 17 %. En 2003, près d’un demi-million de personnes vivaient dans des ménages à faible revenu; le nombre le plus important des villes canadiennes.

La population vieillit et, depuis une dizaine d’années, l’âge médian a gagné trois ans pour atteindre 39 ans. En outre, les plus de 75 ans représentent la catégorie en plus forte croissance.

Au chapitre de l’éducation, Montréal est une région de contraste. D’une part, avec ses grandes universités fréquentées par 175 000 étudiants, Montréal est le second plus important centre universitaire en Amérique du Nord, après Boston. Qui plus est, elle se classe au premier rang parmi les centres de recherche au Canada. D’autre part, le niveau de scolarité est plus bas à Montréal qu’ailleurs et le décrochage scolaire demeure un enjeu très préoccupant, tout particulièrement chez les garçons. Entre 2001 et 2004, le taux de décrochage était de près de 38 %, en légère croissance.

Au chapitre de la santé, les Montréalais vivent plus longtemps : 76,9 ans pour les hommes et 82 ans pour les femmes, et l’écart entre les sexes se rétrécit. Toutefois, un écart important de 10,5 ans sépare les résidents des quartiers les plus favorisés de ceux des quartiers les plus défavorisés. Montréal se classait avant-dernière, juste devant Toronto, pour l’inactivité physique et, en moins de 20 ans, la proportion des personnes souffrant d’obésité a presque doublé. Chez les adolescents en 2005, 16 % souffraient déjà d’embonpoint.

Même si le coût moyen du logement est moins élevé à Montréal qu’ailleurs (Ottawa, Toronto, Calgary), il n’en reste pas moins que 36 % des ménages locataires et 16 % de ménages propriétaires consacrent 30 % et plus de leur revenu à se loger.

La criminalité contre la personne est à la baisse depuis les cinq dernières années et, de façon générale, les Montréalais estiment que leur quartier est sécuritaire. Par contre, constat préoccupant, les agressions sexuelles rapportées sont en hausse depuis dix ans.

Malgré un taux d’utilisation enviable du transport collectif, il n’en reste pas moins que le nombre d’automobiles s’est accru de près de 11 % tandis que celui de la population n’augmentait que de 3 %. En outre, il faut noter que 60 % des Montréalais de la grande région consacrent quotidiennement au moins une heure pour faire l’aller-retour entre la maison et le lieu de travail.

Si l’accès public aux rives et l’autorisation de la baignade ont de quoi réjouir les Montréalais, en revanche, il y a lieu de se préoccuper de la détérioration de l’air et de la consommation excessive d’eau.

En Amérique du Nord, Montréal figure parmi les agglomérations comptant la plus forte concentration d’artistes et l’une des plus fortes proportions d’emplois liés au secteur culturel.

Dans la grande région de Montréal, en 2001, près d’une personne sur cinq était née à l’étranger, une légère croissance de 2 % depuis 1991, tandis que c’était près d’une personne sur deux à Toronto. Et malgré un taux de scolarité plus élevé, elles sont plus nombreuses à être sans emploi.

Le taux de participation aux élections municipales est demeuré faible dans la grande région métropolitaine en 2004. Par ailleurs, Montréal se classait au dernier rang des sept plus importantes régions métropolitaines du Canada pour le pourcentage des ménages déclarant des contributions caritatives et pour le montant moyen des dons. Note positive : la campagne de Centraide du Grand Montréal a connu une augmentation annuelle moyenne de 6 %, bien supérieure au rythme de progression de l’économie.
La Fondation du Grand Montréal est un organisme de bienfaisance voué au mieux-être de la collectivité. Elle constitue et gère des fonds de dotation permanents qu’elle investit et fait fructifier afin de distribuer les revenus générés pour appuyer des organismes et projets caritatifs dans des secteurs aussi diversifiés que ceux de la santé, des services sociaux, des arts et de la culture, de l’éducation et de l’environnement.

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Pour information
Kathleen Weil, présidente et directrice générale
La Fondation du Grand Montréal
514 866-0808
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