Nouvelle

RENFORCER LE PARTENARIAT CONTRE LE DÉCROCHAGE SCOLAIRE



Communiqué
Pour diffusion immédiate
 

Montréal, le 30 novembre 2015 - En collaboration avec Réseau réussite Montréal, la Fondation du Grand Montréal a réuni un panel qui s’est penché sur les défis que présente le décrochage scolaire dans la région. L’échange, ouvert au public, s’est déroulé à l’école FACE, au centre-ville de Montréal. Compte tenu des plus récentes statistiques sur le phénomène, les panélistes se sont tous entendus sur la nécessité d’intervenir tôt afin d’éviter le décrochage scolaire, de travailler en partenariat pour favoriser un meilleur partage des pratiques et une concertation en continu, de valoriser la formation professionnelle, de maintenir et de diversifier les sources de financement. L’échange a aussi permis de tisser des liens de collaboration entre le milieu de la recherche, celui de l’éducation et les organismes communautaires du Grand Montréal. 
 
LA SITUATION DU DÉCROCHAGE SCOLAIRE À MONTRÉAL :
UNE AMÉLIORATION À RELATIVISER
Isabelle Archambault, professeure et chercheuse à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, a souligné que – même si la méthode de calcul du taux de décrochage a changé – la situation à Montréal s’est améliorée. Au Québec, le taux se situe actuellement autour de 15 à 16 %, comparativement à Montréal, où il varie entre 17 et 25 %. Signalons que les garçons sont plus touchés que les filles : il y a encore un garçon sur trois qui décroche, surtout dans les milieux défavorisés. Par ailleurs, les élèves issus de l’immigration de première et deuxième générations décrochent presque autant que les élèves qui ne proviennent pas de l’immigration. À cet égard, il n’y a donc pas de différence notable entre les deux groupes.

Les représentants du milieu scolaire ont cité quelques exemples afin d’illustrer l’évolution des statistiques en matière de décrochage scolaire. Dominic Blanchette, directeur de l’école secondaire Calixa-Lavallée à Montréal-Nord, a ainsi souligné que les meilleurs résultats dans son école sont attribuables au fait que la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI) a consenti des investissements majeurs dans les infrastructures et le développement des activités parascolaires et sportives. Favoriser la formation professionnelle l des élèves a aussi permis de mieux s’aligner sur leur réalité.
 
 Violaine Cousineau, commissaire scolaire de la CSDM Sud-Ouest (Saint-Henri–Petite Bourgogne–Pointe-Saint-Charles) a pour sa part précisé que les taux de décrochage doivent être nuancés pour tenir compte de certains facteurs. En effet, la perte d’élèves du secteur public au profit du secteur privé explique en partie les pourcentages élevés de décrochage au sein de la CSDM. Enfin, Daphné Mailloux-Rousseau, directrice générale de l’organisme L'Ancre des Jeunes, a mis l’accent sur l’importance du financement, de la mobilisation, de la sensibilisation et des partenariats. Pour assurer une croissance du taux de diplomation, il faut maintenir des services plutôt que de les couper, et assurer le partage des expertises ainsi que la diversification des sources de financement.

DES RÉUSSITES, MAIS ENCORE DE NOMBREUX DÉFIS À RELEVER !
En matière de décrochage scolaire, on constate déjà plusieurs réussites. Par exemple, les écoles nouent davantage de partenariats avec les organismes communautaires et le milieu privé, et effectuent de la recherche. De leur côté, les commissions scolaires tentent de valoriser davantage la formation professionnelle au sein de leur réseau par la création de nouveaux programmes. Par ailleurs, les travaux menés par le milieu de la recherche au sujet du décrochage scolaire suscitent de plus en plus l’intérêt des acteurs du monde de l’éducation, et on observe une réelle volonté de partager les données recueillies.

Cela dit, plusieurs défis subsistent. À cet égard, Daphné Mailloux-Rousseau a plaidé pour une meilleure évaluation de l’impact des actions entreprises, tandis que Dominic Blanchette a abordé le travail conjoint nécessaire le nécessaire travail conjoint de l’école avec les parents. Pour Violaine Cousineau, il serait important de redéfinir l’étape du passage des élèves du primaire au secondaire. Pour sa part, Isabelle Archambault a sollicité un financement accru dans la recherche-action.

Parmi les grands pas qu’il reste à entreprendre franchir, tous se sont entendus sur la nécessité d’effectuer un dépistage précoce des décrocheurs potentiels, de développer une approche d’intervention plus ciblée et mieux adaptée à la réalité de chacun, de valoriser la formation professionnelle, de mieux documenter le cadre législatif et de poursuivre le travail avec la communauté et les partenaires.

POURSUIVRE LA CONCERTATION ENTRE LES DIFFÉRENTS ACTEURS
Les quatre panélistes se sont également prononcés en faveur d’un meilleur partage des ressources d’action concertée entre les organismes engagés dans la lutte au décrochage. Dominic Blanchette croit que les organismes communautaires sont des partenaires inestimables, et le travail de concertation avec eux est vital. Selon Violaine Cousineau, les comités de quartier créés par la CSDM sont un bon exemple de dispositif de concertation efficace. De son côté, Isabelle Archambault a signalé l’importance du travail en partenariat et d’un financement récurrent pour soutenir les initiatives qui ont fait leurs preuves. Finalement, Daphné Mailloux-Rousseau a plaidé pour que la concertation porte sur des initiatives déjà en place et qu’elle puisse permettre de générer des actions pertinentes.


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Renseignements

Source :
Julie Paquet
Directrice des communications
Fondation du Grand Montréal
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julie.paquet@fgmtl.org

Relations médias :
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Attaché de presse
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