Signes vitaux 2010 -  Fondation du Grand Montréal
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Nous voici à l’aube d’une année bien spéciale, sur le plan démographique. En effet, la toute première cohorte de la génération populeuse des baby-boomers, nés entre 1946 et 1965, atteindra l’âge de 65 ans en 2011. Ce qui augure de multiples aménagements à bien des niveaux.
La région métropolitaine de recensement (RMR), dite la grande région, comprend les pôles urbains de Montréal, Laval et Longueuil, ainsi que les couronnes Nord et Sud. Quant à ce que nous appelons l’île, c’est aussi bien l’agglomération, la région sociosanitaire et la région économique que la région administrative de Montréal.


Région métropolitaine de recensement de Montréal
Municipalités faisant partie de la RMR, par MRC
Carte - Région métropolitaine de recensement de Montréal
http://www.mamrot.gouv.qc.ca/publications/cartotheque/RMR_Mun.pdf
Source : ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du Territoire
  • En 2009, la grande région regroupe 3 814 738 personnes, soit près de la moitié (48,7 %) de la population du Québec. Avec ses 1 906 811 résidants, l’île en compte à elle seule près du quart (24,3 %). Fait à noter, la population se partage également entre l’île et ses rives, ces dernières hébergeant 1 116 personnes de plus. 1
  • En 2007, la grande région réussit à garder 24 % de la totalité des migrants [intraprovinciaux, interprovinciaux et internationaux] de son territoire. Toronto (42 %) et Vancouver (44 %) font bien meilleure figure, à cet égard. 2
  • En 2007, la grande région parvient à retenir 86 % des migrants internationaux de son territoire. À ce chapitre, Toronto (89 %) et Vancouver (88 %) affichent un bilan légèrement supérieur. 2
  • Entre 1999 et 2009, dans la grande région, le nombre moyen d’enfants par femme en âge de procréer a grimpé de 1,46 à 1,65, ce qui est encore sous le seuil de remplacement des générations, fixé à 2,1 enfants par femme. 3
  • En 2009, les moins de 15 ans représentent 16,2 % de la population de la grande région, en chute de 2,1 points de pourcentage depuis les dix dernières années. Au cours de la même période, les 65 ans et plus ont quant à eux gagné 1,4 point pour atteindre les 13,9 %. 4
  • Chez les aînés de la grande région, en 2009, on compte 58 % de femmes et plus de 22 000 personnes de 90 ans et plus, dont près de 77 % sont des femmes. Ce déséquilibre pourrait aller en s’amenuisant en vertu d’une amélioration plus marquée de l’espérance de vie des hommes depuis 20 ans. 4
  • En 2006, les ménages dont le principal soutien a 65 ans et plus sont proportionnellement aussi nombreux à Laval (22,3 %) et à Montréal (21,9 %), tandis qu’ils le sont moins à Longueuil (20,2 %) tout comme dans la grande région (20,1 %). Dans une quinzaine d’année (2026), on prévoit que ces ménages auront sensiblement le même poids sur l’île (29,2 %) et dans la grande région (30,3 %), alors que Longueuil (34,8 %) aura rejoint et même dépassé Laval (33,7 %) à cet égard. 5
  • Concernant les trois pôles urbains, en 2009, Laval compte proportionnellement davantage de jeunes (17,3 %) et Montréal plus d’aînés (15,8 %) tandis qu’à Longueuil, les deux groupes sont maintenant nez à nez, à hauteur de 15,1 %. 6
  • Tandis que Laval et Longueuil regrouperont chacune 23 % d’aînés en 2026, on prévoit que Montréal sera passée du statut de centre urbain "assez vieux" par rapport à la moyenne québécoise, à celui de "relativement jeune", puisqu’une personne sur cinq (20,7 %) y sera un aîné, comparativement à une sur quatre (24,4 %) dans l’ensemble du Québec. Cette situation sera en partie attribuable au fait que la population de l’île fera plus que se renouveler et connaîtra une croissance de 15 %. 7
  • En 2006, en région métropolitaine, les adultes [25 à 44 ans] de parents nés au pays sont moins présents au centre qu’en périphérie. C’est particulièrement vrai à Montréal, où ces personnes composent moins de la moitié de la population de la municipalité centrale (45 %) mais les trois quarts (74 %) de celle des municipalités avoisinantes. À Toronto (21 % vs 24 %) et Vancouver (29 % vs 34 %), l’écart est beaucoup moins marqué. 8
  • Entre 2001 et 2006, parmi les personnes de 25 à 44 ans, une proportion plus importante de francophones (17 %) que d’anglophones (11 %) et d’allophones (11 %) a quitté la ville de Montréal pour s’établir dans l’une ou l’autre des municipalités avoisinantes. Et parmi tous ceux-là, les francophones ont alors moins souvent choisi de rester sur l’île (3 %) que les anglophones (26 %) et les allophones (11 %). 8
  • Dans une quinzaine d’années, en 2026, concernant la langue d’usage à la maison, on prévoit que 18,8 % de la population de la grande région sera allophone (en hausse de 4,8 points depuis 2006), 15 % anglophone (-1,7) et 66,2 % francophone (-3,2). 9
Le chœur des Aînés du monde
© Montreal City Mission

dotLa Chorale des aînés du monde souhaite pallier au problème d'isolement des personnes âgées par leur engagement à une activité sociale d'expression musicale. En plus de valoriser la diversité culturelle, linguistique et religieuse, la Chorale des les aînés du monde se veut aussi une expérience de collaborations intergénérationnelles avec la Chorale des enfants du monde, son jeune complément! Grâce au langage universel de la musique qu’ont, en partage, la Chorale des aînés du monde et son jeune pendant, la Chorale des enfants du monde, Montreal City Mission souhaite jeter un pont pour faciliter une meilleure compréhension mutuelle dans le respect des générations et des cultures, en plus de pallier le problème d’isolement social que vivent certaines personnes âgées.

www.montrealcitymission.org/fr
Sources :

1 Estimations de la population des régions métropolitaines de recensement (RMR), 1er juillet des années 1996, 2001 et 2006 à 2009 (découpage géographique au 1er janvier 2006), Institut de la Statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/dons_regnl/regional/rmr_total.htm
Estimation de la population des régions administratives, 1er juillet des années 1996, 2001 et 2006 à 2009 (découpage géographique au 1er juillet 2009), Institut de la Statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/dons_regnl/regional/ra_total.htm

2 Estimations annuelles de migration, par RMR, Tableaux Cansim 111-0029, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VI-1-b.pdf

3 Taux de fécondité selon le groupe d'âge de la mère, indice synthétique de fécondité et âge moyen à la maternité, par région métropolitaine de recensement, Québec (6 avril 2010), Banque de données des statistiques officielles sur le Québec
http://www.bdso.gouv.qc.ca/pls/ken/iwae.proc_acce?p_temp_bran=ISQ

4 Estimation de la population des RMR par groupe d'âge et sexe, 1er juillet des années 1996 à 2009 (découpage géographique au 1er juillet 2009), Tableaux Excel, Institut de la Statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/dons_regnl/regional/index.htm

5 Ménages privés selon le groupe d'âge du principal soutien, scénario A de référence, municipalités régionales de comté et territoires équivalents (MRC), Québec, 2001-2026. Perspectives démographiques, Québec et régions, 2001-2051, édition 2003, Institut de la Statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/persp_poplt/mrc2001_2026/index.htm
Ménages privés selon le groupe d'âge du principal soutien, scénario A de référence, Québec et régions métropolitaines, 2001-2026. Perspectives démographiques, Québec et régions, 2001-2051, édition 2003, Institut de la Statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/persp_poplt/menages/index.htm

6 Estimation de la population des MRC et des territoires équivalents par groupe d'âge et sexe, 1er juillet des années 1996 à 2009 (découpage géographique au 1er juillet 2009), Tableaux Excel, Institut de la Statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/dons_regnl/regional/index.htm

7 Les perspectives démographiques par municipalité régionale de comté et territoire équivalent (MRC), 2001-2026, Institut de la Statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/persp_poplt/mrc2001_2026/index.htm
Portrait statistique régional des aînés du Québec, par Thomas Druetz, Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic, 2007
http://www.aqrp.qc.ca/

8 Migration entre municipalité centrale et municipalités avoisinantes à Toronto, Montréal et Vancouver, par Martin Turcotte et Mireille Vézina, Statistique Canada
http://www.statcan.gc.ca/pub/11-008-x/2010002/article/11159-fra.htm

9 Nouvelles perspectives démolinguistiques du Québec et de la région de Montréal, 2001-2051, Suivi de la situation linguistique, Étude 8, par Marc Termote avec la collaboration de Normand Thibault, Office québécois de la langue française, Montréal, 2008, 146 p.
http://www.statcan.gc.ca/pub/11-008-x/2010002/article/11159-fra.htm


Faisant preuve d’un fort dynamisme au chapitre de la recherche et de l’innovation, et dotée des atouts nécessaires à sa mise en valeur, Montréal pourrait se développer davantage.
  • pictiogramme économieDans la grande région, 54 % du territoire est agricole, et il s’agit des meilleures terres du Québec. Même à Laval où cette activité est essentiellement située en zone périurbaine, elle occupe environ 28 % du territoire. Or ces terres sont fortement convoitées par les développeurs. 10
  • En 2005, plus des deux tiers des activités de transformation alimentaire du Québec se réalisent à l’intérieur de la grande région où, à elles seules, elles représentent 9 % de l’emploi avec près du tiers des travailleurs québécois du secteur. 11
  • En 2004, les productions végétales sont la principale source de revenus agricoles (71 %) dans la grande région, tandis que les productions animales comptent tout de même pour près de 30 %. 11
  • Parmi les 30 plus importantes régions métropolitaines du Canada, en 2009, Montréal se classe au second rang pour la taille de sa population mais au 20e rang en fait de revenu par habitant. 12
  • Entre 2000 et 2008, le revenu médian des familles de la grande région a augmenté davantage (+14,8 %) que leur revenu moyen (+11,9 %). En 2008, ce revenu médian (après impôt) se situe à 58 900 $, soit 7,8 % de moins que la moyenne canadienne et 5,4 % de plus que la moyenne québécoise. De même, ce revenu moyen (après impôt) atteint 68 700 $, soit 7,9 % sous la moyenne canadienne et 7,2 % au-dessus de la moyenne québécoise. 13
  • En 2009, le produit intérieur brut réel de la grande région s’élève à 73 071 $ par travailleur [en dollars de 2002], un niveau de 5,6 % supérieur à celui du Québec (69 225 $) mais de 3,8 % inférieur à celui du Canada (75 937 $). 14
  • Avec 9,4 % de ses emplois dans les secteurs de haute technologie en 2007, la grande région se situe au 5e rang en Amérique du Nord. Toronto occupe quant à elle la 8e place (8,3 %). 12
  • Globalement, entre 2003 et 2007, Montréal est passée du 27e au 19e rang des centres technologiques les plus dynamiques en Amérique du Nord. Au cours de la même période, Toronto se hissait quant à elle de la 25e à la 15e place. 15
  • Avec 628 brevets d’invention octroyés à des titulaires de la grande région en 2008, Montréal passe
    au second rang en matière d’innovation, au profit de Toronto (633). Quant aux inventions brevetées, Montréal (13 %) se situe entre Vancouver (9,8 %) et Ottawa (15,2 %), et c’est Toronto qui remporte haut la palme avec le double (26,9 %). 16
  • Une enquête révèle que 26,7 % des adultes montréalais se sont impliqués récemment dans un projet entrepreneurial, une proportion moindre qu’à Toronto (34,3 %) et à Vancouver (38,3 %). 12
  • Parmi 215 grandes villes du monde, en 2009, Montréal occupe le 22e rang pour sa qualité de vie et le 15e pour ses infrastructures [électricité, eau, transports, communications]. Si l’on ne considère que les Amériques, sa qualité de vie place Montréal au 4e rang, derrière trois villes canadiennes, tandis que ses infrastructures la situent au second rang, à égalité avec Atlanta, mais derrière Vancouver. 17
  • pictogramme homme lisantParmi 41 centres urbains comptant plus de 2 millions d’habitants, Montréal se situe favorablement au 4e rang, devant Toronto (5e) mais derrière Vancouver
    (1e) sur le plan des coûts d’exploitation d’une entreprise, après avoir été 6e en 2008. Pour ce qui est du secteur de la recherche et du développement, Montréal est première parmi les villes nord-américaines et se retrouve deuxième au classement mondial, derrière Melbourne en Australie. 18
Sources :

10 "Dynamiques agricoles dans les territoires périurbains à Montréal : situation présente et future", par Claude Marois, Colloque La dynamique des territoires en milieu périurbain et le patrimoine naturel et culturel, Université de Montréal, 2006, 13 p.
http://www.vrm.ca/documents/periurbain_Marois_texte.pdf

11 Recueil statistique sur les activités agricoles, Service de l’aménagement et du transport métropolitain de la Communauté métropolitaine de Montréal, 2008, 18 p.
http://www.cmm.qc.ca/fileadmin/user_upload/documents/recueilstatistique_activitesagricoles_20080417.pdf

12 Une métropole à la hauteur de nos aspirations, rapport réalisé par le Groupe de travail sur les enjeux de gouvernance et de fiscalité de Montréal, Chambre de commerce du Montréal métropolitain, 2010, 94 p.
http://www.ccmm.qc.ca/documents/memoires/2009_2010/10_03_31_rapport-gouvernance-fiscalite.pdf

13 Tendances du revenu au Canada, Tableaux Cansim 202-0603
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/XI-5-c-ii.pdf
et 202-0605, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/XI-6-c-ii.pdf

14 TableauxCansim 384-0002 et 282-0055, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/XIII-2.pdf

15 North America’s High-Tech Economy : the Geography of Knowledge-Based Industries, Milken Institute
http://www.milkeninstitute.org/nahightech/nahightech.taf

16 Nombre de brevets d'invention de l'USPTO détenus selon le type de titulaire, par RMR canadienne (5 juillet 2010) et Nombre d'inventions brevetées à l'USPTO par RMR canadienne et part dans le total canadien (5 juillet 2010), Banque de données des statistiques officielles sur le Québec
http://www.bdso.gouv.qc.ca/pls/ken/iwae.proc_acce?p_temp_bran=ISQ

17 Quality of Living survey highlights, Mercer, 2009
http://www.mercer.com/qualityofliving

18 Choix concurrentiels, Le guide de KPMG sur le choix d’un emplacement où exercer ses activités, synthèse, édition 2010, 8 p.
ftp://ftp.competitivealternatives.com/2010_compalt_execsum_fr.pdf

Sur le plan du chômage, en dépit de la hausse marquée des dernières années, Montréal s’en sort mieux que Toronto. Et nos jeunes ont un peu moins de mal à trouver du travail, tandis qu’on s’attend à une intensification des départs à la retraite.

Évolution du taux de chômage
RMR de Montréal et de Toronto
Source : Statistique Canada 1
* Données de juillet 2010 désaisonnalisées, en moyennes mobiles de 3 mois.
  • En 2009, les moins de 25 ans connaissent un taux de chômage de 17,8 %, plus faible que celui de Toronto (18,5 %) mais bien plus important que celui de Vancouver (12 %). Ce taux est alors de 93,5 % supérieur à celui de l’ensemble de la population active de la grande région. 2
  • En 2009, la grande région compte 1 880 400 travailleurs sur le marché de l’emploi, soit 1 % de moins
    que l’année précédente, un déclin équivalent à celui du Québec mais moins important que celui du Canada (-1,6 %). Depuis l’an 2000, la croissance annuelle de l’emploi a été en moyenne de 1,4 % dans la grande région, de 1,5 % au Québec et de 1,7 % au Canada. 3
  • En 2009, 18,2 % des travailleurs de la grande région sont à temps partiel. Pour le quart d’entre eux, il s’agit d’une situation involontaire. Et deux fois moins de ces derniers sont en quête d’un emploi à temps plein (8 %) que ceux qui ne font pas de démarche (16,4 %). En somme, les 27 300 personnes qui travaillent à temps partiel tout en étant activement à la recherche d’un emploi à temps plein comptent pour 1,45 % de la main-d’œuvre. 4
  • En 2008, le revenu moyen d’emploi atteint 25 395 $ dans la grande région, en hausse de 2 % par rapport à l’année précédente, tout comme d’ailleurs dans l’ensemble du Québec où il est cependant de 23 723 $. 5
  • deco travailDans une dizaine d’années, Montréal sera la seconde grande ville canadienne, après Vancouver, à compter le plus grand nombre de retraités. Cette population sera majoritairement féminine, plus scolarisée, et aura acquis une relative autonomie financière. 6
Sources :

1 Information sur la population active, Statistique Canada, août 2007
http://www.statcan.gc.ca/pub/71-001-x/2010007/t014-fra.htm
Enquête sur la population active, tableaux Cansim 282-0053 et 282-0055, Statistique Canada
http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2007/table-IX-2.pdf
Taux de chômage, par région administrative, par région métropolitaine de recensement et ensemble du Québec, 1999-2009, Institut de la Statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/march_travl_remnr/parnt_etudn_march_travl/pop_active/stat_reg/taux_chomage_reg.htm

2 Enquête sur la population active, Tableaux Cansim 282-0053 et 282-0055, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VI-4-b-i-app.pdf

3 Enquête sur la population active, Tableaux Cansim 282-0053, 282-0055 et 282-0064, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/IX-3-a-i.pdf

4 Enquête sur la population active, demande spéciale (A050704), Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/IX-6-iii-app.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/IX-6-vi-app.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/IX-6-viii-app.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/IX-6-x-app.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/IX-6-xi-app.pdf

5 Revenu personnel et ses composantes par habitant, régions métropolitaines de recensement et ensemble du Québec, 2004-2008, Institut de la Statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/revenu_personnel/rp08_rmr-hab.htm

6 Retraitées avant 65 ans : regards d’une nouvelle génération, par Anne Quéniart et al., Comité Femmes et développement régional de la Conférence régionale des élus de Montréal, 2005
http://bv.cdeacf.ca/CF_PDF/82869.pdf


Le peu d’argent dont elles disposent est une préoccupation centrale dans la vie des personnes à faible revenu. Il en faut pour se déplacer, se divertir, mais d’abord et avant tout pour manger sainement et se loger convenablement.
  • pommeEntre 2001 et 2006, les familles les plus favorisées de la grande région ont vu leur revenu augmenter de 17 % tandis que celui des familles les moins bien nanties connaissait une hausse de 19,7 %. Il en résulte une réduction de l’écart (-1,8 %), la plus marquée des métropoles canadiennes, devant Ottawa (-1 %). Par contre, à Calgary (+1,7 %), Toronto (+3,3 %) et surtout Vancouver (+5,9 %), on note une accentuation de l’écart entre les riches et les pauvres. 1
  • En 2008, 18 % de la population de la grande région vit sous le seuil de faible revenu*– la plus forte proportion des métropoles canadiennes – en hausse de 3 points par rapport à l’année précédente et de près de 40 % depuis 1985. 2
    *Mesure relative de faible revenu basée sur 50 % du revenu médian (après impôt) des familles de recensement, ajusté en fonction de leur type et de leur taille.
  • En 2008, 19,5 % des enfants et adolescents de la grande région vivent en situation de pauvreté. Après avoir gravité autour de 16 % en 1985 et 1990, ce taux a connu une hausse marquée en 1995 (24,4 %), puis il a décliné jusqu’en 2005 (11,8 %) et il est en nette remontée depuis 2007 (16,5 %). 3
  • Sur l’île, en 2009, 31 % des élèves du primaire du réseau public fréquentent une école dite défavorisée. Un écart considérable existe entre le secteur de l’Ouest-de-l’Île (1 %) et celui du Sud-Ouest-Verdun (69 %). Et il y est plus marqué encore pour les élèves du secondaire (0 % vs 77 %), alors que dans l’ensemble, ces derniers sont 28 % à fréquenter une école défavorisée. 4
  • En 2008, 18,8 % des aînés de la grande région vivent en situation de faible revenu, comme la moyenne québécoise (18,7 %) mais bien plus que la moyenne canadienne (12,3 %). 5
  • En 2008, lorsqu’il en coûte en moyenne 100 $ dans l’ensemble des grandes villes canadiennes, on débourse 95 $ à Montréal. On note que les fruits et légumes (106 $) ainsi que l’eau et l’énergie (107 $) reviennent plus chers, tandis qu’à l’autre extrême, le logement en location (82 $) ou en propriété (86 $) ainsi que les loisirs, la lecture et la formation (86 $) sont plus abordables. 6
  • En 2009, 70 % de la population de l’île ne consomme pas les quantités minimales de fruits et légumes. Et il manque 21 % au revenu des familles pauvres pour se nourrir adéquatement une fois que les dépenses reliées au logement sont assumées. 7
  • En janvier 2010, sur l’île, le coût d’une saine alimentation est estimé à 6,90 $ par jour par personne pour une famille type [parents autour de 40 ans, fils de 16 ans et fille de 11 ans], soit un total de 837 $ par mois. Il s’agit d’une augmentation de 175 $ (+26,4 %) en cinq ans, puisqu’en janvier 2005, ce même panier à provisions mensuel revenait à 662 $. 8
  • Lors de son instauration en 1980, le coût de la carte autobus-métro (CAM) représentait 2,9 % du revenu mensuel au salaire minimum. Cette proportion atteint 5,1 % en 2010, tout de même en baisse depuis quelques années. 9
  • En 2009, les élèves des niveaux primaire et secondaire du réseau public sont deux fois plus susceptibles d’habiter un secteur défavorisé de l’île s’ils sont nés à l’étranger tout comme leurs parents (46 %) ou s’ils sont nés ici de parents venus de l’étranger (39 %), que s’ils sont nés ici tout comme leurs parents (22 %) ou si un seul de leurs parents est né à l’étranger (20 %). 10
  • Sur la base d’une enquête menée à Laval et Montréal auprès de 1 206 élèves de huit écoles secondaires, divers facteurs prédisposant les jeunes à jouer à la loterie vidéo ont pu être mis en évidence : être un garçon (2 fois plus de risques), ne pas rentrer directement à la maison après l’école (3 fois), avoir des amis qui jouent sur ces terminaux (6 fois). On a aussi démontré que les appareils étaient significativement plus accessibles dans les quartiers défavorisés. Or c’est l’activité de jeu la plus lucrative : bien que moins de 10 % de la population adulte s’y adonne, en 2007, elle génère près de la moitié dés bénéfices nets tirés des jeux étatisés. 11
  • L’errance urbaine est souvent le lot de personnes vulnérables et fragilisées par la maladie mentale. Les pathologies psychiatriques graves touchent près de 35 % de l’ensemble des itinérants et une même proportion a déjà fait une tentative de suicide, alors que la prévalence est de 0,7 % dans la population en général. 12
enfant au Club des petits déjeuners
© Marie-Reine Mattera
dotEn 1994, fort d’une expérience d’aide humanitaire à l’étranger, Daniel Germain fonde le Club des petits déjeuners dans une école primaire d’un quartier défavorisé de Longueuil. L’objectif est simple et les résultats sont probants : arriver en classe en ayant bien mangé, c’est essentiel à la réussite scolaire. Au cours de la dernière année, dans une atmosphère bienveillante, le Club a servi plus d’un million de petits déjeuners à quelque 7 500 enfants de 96 écoles de la grande région, dont 51 à l’extérieur de l’île. Mais il y a bien davantage. Toutes les activités du Club visent à favoriser le respect de l'autre, à nourrir l'estime de soi et à stimuler la collaboration chez les jeunes. Et pour boucler la boucle, le Club est partenaire du programme alimentaire mondial des Nations Unies, afin d’aider concrètement à améliorer le sort des enfants dans le monde. 13

Sources :

1 Demande spéciale basée sur les données fiscales, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/I-1-a.pdf

2 Tendances du revenu au Canada, Tableaux Cansim 202-0802, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/I-2-c-iii.pdf

3 Tendances du revenu au Canada, Tableaux Cansim 202-0802, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/I-3-c-iii.pdf

4 Défavorisation scolaire 2008-2009, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2009
http://www.santepub-mtl.qc.ca/Portrait/montreal/ecoles/index.html

5 Tendances du revenu au Canada, Tableaux Cansim 202-0802, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/I-4-c-iii.pdf

6 Indices comparatifs des niveaux de prix à la consommation, octobre 2008, Statistique Canada
http://www40.statcan.gc.ca/l02/cst01/econ165b-fra.htm

7 Consultation sur le deuxième Plan d’action gouvernemental en matière de pauvreté et d’exclusion sociale. Mémoire présenté par l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, 15 décembre 2009, 23 p.
http://www.cmis.mtl.rtss.qc.ca/pdf/publications/isbn978-2-89510-681-4.pdf

8 Coût du panier à provisions nutritif, Dispensaire diététique de Montréal, janvier 2010, 2 p.
http://www.ddm-mdd.org/pdf/10-01-Coût-PPN%20fr.pdf
Pratiques et perceptions liées à l'alimentation. Ce que nous apprennent les personnes à faible revenu, par Lise Bertrand, Janine Desrosiers-Choquette, Marie-Paule Duquette et Caroline Marier, Vol 12, N° 2, Dispensaire diététique de Montréal et Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, décembre 2009
http://www.santepub-mtl.qc.ca/Publication/synthese/rapv12no2.pdf

9 Le transport urbain, une question de santé Rapport annuel 2006 sur la santé de la population montréalaise, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2006
http://www.santepub-mtl.qc.ca/Publication/rapportannuel/2006/rapport2006.html
Site de la Société de Transport de Montréal (STM)
http://www.stm.info/tarification/tarif.htm
Site de la Commission des normes du travail du Québec
http://www.cnt.gouv.qc.ca/salaire-paie-et-travail/salaire/index.html

10 Portrait socioculturel des élèves inscrits dans les écoles publiques de l’île de Montréal. Inscriptions au 30 septembre 2008, par Dominique Sévigny, Comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal, 2009, 491 p.
http://www.cgtsim.qc.ca/pls/htmldb/f?p=105:3:0::NO

11 La loterie vidéo dans les quartiers de Montréal : une approche géomatique, par Nancy Ross, Jason Gilliland, Dana Wilson, Jeffrey Derevensky, Rina Gupta, Sherry Olson et Ian Haase, Ministère de la Santé et des Services sociaux, 2006, 61 p.
http://dependances.gouv.qc.ca/download.php?f=3e3dd3cca09c11761519edf58b995b6a
S’occuper des jeux de hasard et d’argent, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal
http://www.santepub-mtl.qc.ca/jeu/professionnels/index.html

12 Le phénomène de l’itinérance au Québec, Mémoire présenté à la Commission des Affaires sociales, Centre de santé et de Services sociaux Jeanne-Mance, Montréal, octobre 2008, 37 p.
http://www.csssjeannemance.ca/fileadmin/csss_jmance/Publications/Memoires/Pdf/MemoirePhenomeneItinerance.pdf

13 Site du Club des petits déjeuners du Québec et Manon Langevin
http://www.clubdejeuners.org/


La réussite scolaire est le plus sûr moyen de surmonter les inégalités sociales, en plus d’ouvrir des perspectives professionnelles et personnelles. Une règle que certains jeunes issus de l’immigration semblent avoir saisie.
  • diplômeEn 2005-2006, 38 % des élèves handicapés de l’île trouvent leur place en classe ordinaire au préscolaire et à l’élémentaire, une proportion qui baisse à 31 % au secondaire. La situation est différente dans l’ensemble du Québec où les enfants sont davantage intégrés (46 %) tandis que c’est moins le cas pour les adolescents (28 %). 1
  • La proportion des élèves de l’île qui entrent au secondaire avec du retard sur leur cohorte a chuté de 3,5 points entre 2002 (18,8 %) et 2005 (15,3 %). Même si, à cet égard, les filles sont déjà plus performantes en 2002 que ne le sont les garçons trois ans plus tard, l’amélioration vaut davantage pour elles (-3,7 points) qui passent de 16,2 % à 12,5 %, que pour eux (-3,3 points) qui passent de 21,3 % à 18 %. 2
  • En 2009, dans la grande région, une bonne partie de la population de 15 ans et plus n’a pas même complété le secondaire (21 %). Toronto (17,9 %), Vancouver (15,6 %) Calgary (14,5 %) et surtout Ottawa (9,5 %) font meilleure figure à cet égard. 3
  • Avec 25,3 % de décrochage scolaire en 2006-2007, Laval s’inscrit dans la moyenne québécoise, tandis que Montréal (32,1 %) s’en distingue plus nettement que Longueuil (26,8 %). Partout les garçons sont plus touchés par le phénomène. Depuis 2002-2003, ils ont toutefois fait un progrès important à Laval (-6,2 points) et, dans une moindre mesure, à Longueuil (-1,6) et à Montréal (-1,3). Au cours de la même période, les filles ne progressaient sensiblement qu’à Longueuil (-1,2) tandis que leur situation demeurait stable à Laval (-0,1) et qu’elle se détériorait à Montréal (+1,6). 4
Taux de décrochage scolaire
agglomérations, 2006-2007
Source : ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport 4
  • En 2006-2007, le décrochage du secondaire public touche davantage les garçons (38 %) que les filles (27 %) de l’île, et affecte certains secteurs (Sud-Ouest-Verdun, 48 %) plus que d’autres (Ouest-de-l’Île, 18 %). 5
  • En 2006, dans la grande région, 29 % des jeunes de 15 à 24 ans ne fréquentent pas l’école. C’est le cas de 25 % de ceux dont la langue maternelle est l’anglais, de 26 % des allophones et de 31 % des francophones. 6
  • Sur l’île, en 2009, les élèves du primaire et du secondaire du réseau public dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais (40,6 %) surpassent maintenant en proportion ceux de langue maternelle française (38,1 %). De même, les élèves dont la langue parlée à la maison n’est ni le français ni l’anglais (26,8 %) rejoignent ceux qui y parlent anglais (26,6 %). 7
  • Sur l’île, en 2009, les langues maternelles des élèves du primaire et du secondaire, autres que le français et l’anglais, sont principalement l’arabe (7,6 %) l’espagnol (6,8 %), l’italien (3,1 %), le créole (2,9 %) et le chinois (2,3 %). 7
  • En 2008, dans 31 écoles primaires de l’île et dans le cadre de trois projets pilotes au secondaire, 35 enseignants permettent à 2 186 élèves d’apprendre l’une ou l’autre de 11 langues d’origine. 8
  • Le taux d’obtention du diplôme d’études secondaires est de 82 % chez les élèves montréalais dont la langue d’usage à la maison est le vietnamien, de 78 % dans le cas du chinois, de 67 % pour l’arabe [Maghreb et Liban], de 65 % pour le persan [Iran], de 52 % pour l’espagnol [Amérique latine] et de 40 % pour le créole, en comparaison de près de 62 % chez les francophones. À Toronto et à Vancouver aussi, certains groupes issus de l’immigration réussissent mieux que le groupe anglophone, mais cet avantage est généralement moins marqué, sauf dans le cas des locuteurs du chinois. 9
  • La proportion d’élèves nés ici de parents venus de l’étranger (23,4 %) plafonne depuis 2005, tandis que la proportion d’élèves nés à l’étranger tout comme leurs parents (22,4 %) s’accroît rapidement depuis 2006. Avec les élèves dont un seul des parents est né à l’étranger (10 %), en 2009, c’est 55,8 % des élèves des niveaux primaire et secondaire du réseau public de l’île qui sont d’origine culturelle diversifiée.7
  • En 2009, dans la grande région, 55,6 % de la population de 15 ans et plus est détentrice d’un diplôme d’études postsecondaires. C’est davantage qu’à Toronto (54,1 %) et Vancouver (51,6 %), mais moins qu’à Ottawa (62,9 %) et Calgary (57,2 %). 10
Distribution de la population de 15 ans et plus, selon le niveau de scolarité atteint
RMR, 2009
Source : Statistique Canada 11
  • Avec 26,5 % de sa population de 25 à 64 ans détentrice d’un grade universitaire en 2006, Montréal se classe 29e parmi 31 régions métropolitaines d’Amérique du Nord. Elle est ainsi devancée par Calgary (20e avec 30,6 %), Vancouver (19e avec 30,7 %), Toronto (14e avec 33,6 %) et Ottawa (9e avec 35,4 %). Au premier rang figure Washington avec 48 % d’universitaires. 12
Population de 25 à 64 ans détentrice d’un baccalauréat ou d’un diplôme supérieur
et classement parmi 31 régions métropolitaines d’Amérique du Nord, 2006
Source : Statistique Canada et U.S. Census Bureau 12

École Le Plateau
© Fondation Le Plateau

dotL’École Le Plateau, fondée en 1973, fut la première école à vocation musicale au sein de la CECM. Sa mission est de permettre aux enfants de milieux défavorisés de vivre l’expérience de la musique dans le cadre scolaire afin de contribuer à leur développement intégral et à leur autonomie.

www2.csdm.qc.ca/leplateau
Sources :

1 Portrait statistique de l’éducation, région administrative de Montréal, ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, 2006
http://www.mels.gouv.qc.ca/stat/Portraits_regionaux/pdf/6_integration.pdf

2 Portrait statistique de l’éducation, région administrative de Montréal, ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, 2005 et 2006
http://www.mels.gouv.qc.ca/stat/Portraits_regionaux/pdf/6_reussite.pdf

3 Enquête sur la population active, demande spéciale (A050705), Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/IV-3-a.pdf

4 Taux de décrochage (sorties sans qualification ni diplôme) du secondaire, en formation générale des jeunes,
selon le sexe, par territoire de conférence régionale des élus (CRÉ) et ensemble du Québec,
Banque de données
des statistiques officielles sur le Québec
http://www.bdso.gouv.qc.ca/pls/ken/iwae.proc_acce?p_temp_bran=ISQ

5 En santé pour l’avenir ? Un portrait des jeunes Montréalais d’âge scolaire – 2e édition, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2010, 46 p.
http://www.santepub-mtl.qc.ca/Publication/pdfsurveillance/portraitjeunes_v2.pdf

6 Santéscope, Institut national de santé publique du Québec
http://www.inspq.qc.ca/Santescope/element.asp?NoEle=858

7 Portrait socioculturel des élèves inscrits dans les écoles publiques de l’île de Montréal. Inscriptions au 30 septembre 2008, par Dominique Sévigny, Comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal, 2009, 491 p.
http://www.cgtsim.qc.ca/pls/htmldb/f?p=105:3:0::NO

8 Le Programme d’enseignement des langues d’origine à la Commission scolaire de Montréal. Réussites et défis, par Réginald Fleury, Les Entretiens Jacques-Cartier, 2008, 10 p.
http://www.chereum.umontreal.ca/activites.html

9 « Le cheminement scolaire des jeunes allophones à Montréal », par Marie Mc Andrew, Jacques Ledent, Jake Murdoch et Henda Ben Salah, Vie Pédagogique, 2009
http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/viepedagogique/152/index.asp?page=dossierB_2

10 Enquête sur la population active, demande spéciale (A050705), Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/IV-2-a.pdf

11 Enquête sur la population active, demande spéciale (A050705), Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/IV-3-a.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/IV-2-a-app.pdf

12 Le capital humain dans la région métropolitaine de Montréal, Communauté métropolitaine de Montréal, 2009, 28 p.
http://www.cmm.qc.ca/fileadmin/user_upload/periodique/capital_humain_2009.pdf


Encore faut-il avoir un médecin pour pouvoir le tenir à distance. Et pratiquer la prévention devrait être tout aussi agréable et naturel que de manger (sainement) et de s’adonner à des loisirs (actifs).
  • Dès le secondaire III, environ trois jeunes de l’île sur quatre ont déjà eu un amoureux (71 %) et, pour la moitié des filles (51,9 %) et des garçons (51,1 %), des fréquentations ont eu lieu au cours de la dernière année. Une semblable proportion de jeunes du secondaire V ont déjà eu un amoureux (76 %); cependant les filles (63,7 %) se distinguent des garçons (44,3 %) quant au fait d’avoir eu des fréquentations au cours de la dernière année. Dans l’ensemble, plus du tiers de ces adolescents ont vu leurs rencontres amoureuses minées par une forme ou l’autre de violence [psychologique, physique, sexuelle], qu’elle ait été subie ou infligée par eux. 1
  • Une recherche effectuée auprès de jeunes couples montréalais révèle qu’ils sont plus de la moitié (56 %) à contracter le virus du papillome humain (VPH) lors de relations sexuelles avec un nouveau partenaire. D’où l’importance de la prévention. 2
  • Dans la grande région, 972 des naissances de 2009 sont attribuables à des mères de 19 ans et moins,
    ce qui représente 2,2 % du total
    . Dix ans auparavant, la proportion s’élevait à 3,8 %. 3
  • En 2008-2009, les nouveau-nés de faible poids [inférieur à 2 500 grammes] comptent pour 5,5 % des naissances dans la grande région, et 5,9 % sur l’île, en légère amélioration par rapport à il y a cinq ans, tandis que la situation se détériore à Toronto (7 %). 4
  • À Montréal, on observe des taux d’hospitalisation élevés pour asthme pédiatrique dans cinq quartiers, tous défavorisés sur le plan socioéconomique. 5
  • Dans la première moitié des années 2000, excluant maladies, tumeurs et malformations, les principales causes de décès des jeunes de 5 à 17 ans de l’île sont les accidents de transport (14,4 %), le suicide (6,4 %), les incendies et brûlures (4 %), ainsi que les noyades (3,6 %). 6
  • En 2008, on dénombre 111 médecins de famille pour 100 000 résidants de la grande région, davantage qu’à Toronto (90) et Vancouver (103). Pourtant, en 2009, 30,4 % de la population de 12 ans et plus n’a pas de médecin de famille, un taux qui s’élève à 34,6 % sur l’île, tandis que la situation est nettement moins préoccupante à Toronto (8,2 %) et à Vancouver (14 %). 7
  • Entre 2002 et 2007, sur l’île, moins du tiers (30 %) des personnes de 15 ans et plus mangent suffisamment de fruits et légumes, et c’est davantage le fait des femmes (34 %) que des hommes (25 %), sans égard à la langue maternelle. La scolarité, le revenu ainsi qu’une perception positive de sa santé jouent favorablement; il en va de même pour le fait d’être en couple, mais seulement pour les femmes. Au cours de cette période, la consommation des femmes reste stable, alors que celle des hommes s’améliore légèrement. 8
Consommation en quantité suffisante de certains aliments bons pour la santé
chez les personnes de 15 ans et plus, île, 2002-2007
Source : Direction de santé publique 8
  • Entre 2002 et 2007, chez les personnes de 15 ans et plus de l’île, on observe des tendances peu encourageantes : une nette diminution de la consommation de lait et de fromage et aucune amélioration significative pour la consommation des fruits et légumes, du pain de grains entiers et des légumineuses. 8
  • En 2009, 16,6 % des adultes de la grande région sont obèses. Toronto (13,9 %) et Vancouver (11,5 %) font mieux à cet égard, même si ces données ne sont pas moins inquiétantes. 9
  • En 2009, 21,6 % des gens fument au moins occasionnellement dans la grande région, tandis que Toronto (15 %) et Vancouver (13,1 %) obtiennent de meilleurs taux. L’île (19,2 %) est cependant moins en retard que la Montérégie (23,8 %) et que Laval (25,8 %) au regard de cet enjeu majeur de santé. 10
  • En 1971, l’âge moyen auquel les enfants de l’île commençaient à regarder la télévision était de 4 ans. Il a chuté à 5 mois. De nos jours, plus de 90 % débutent avant l’âge de 2 ans. De plus, on estime que les enfants d’âge préscolaire passent en moyenne près de deux heures par jour devant le téléviseur. 11
  • En 2009, près de la moitié (49,9 %) des personnes de 12 ans et plus de la grande région se consacrent à des loisirs actifs, davantage qu’à Toronto (45,3 %) mais tout de même moins qu’à Vancouver (58,6 %). 12
  • Le quart des Montréalais de 65 ans et plus (26 %) s’adonnent à des loisirs inactifs. Jusqu’à 74 ans, c’est davantage le fait des hommes (25 % vs 19%) puis la tendance s’inverse, passé le cap des 75 ans, et les femmes se font plus sédentaires (37 % vs 19%). 13
  • Les premiers progrès importants de la survie après 65 ans sont apparus vers 1941 chez les femmes et 1971 chez les hommes, ces derniers n’enregistrant que très peu d’avancées au-delà des 85 ans. Depuis une vingtaine d’années toutefois, les progrès masculins se sont amplifiés. Sur l’île, en 2003, l’espérance de vie des hommes à la naissance est de 76,5 ans, tandis qu’elle est de 82 ans pour les femmes. Si l’on ne considère que les individus ayant déjà atteint l’âge de 65 ans, les hommes peuvent espérer vivre encore 16,7 ans (dont 13 en bonne santé) et les femmes 20,5 ans (dont 15,4 en bonne santé). 14
  • En 2005-2007, dans la grande région, l’espérance de vie à la naissance atteint 78,7 ans pour les hommes et 83,2 ans pour les femmes. 15
  • Entre 2001 et 2007, 1 389 personnes se sont enlevé la vie sur l’île, soit autour de 230 annuellement. Dans les trois dernières de ces années, le taux est demeuré stable à 12,2 suicides par 100 000 habitants. Les trois quarts (74 %) des suicides ont été commis par des hommes, et ils sont plus nombreux dans le groupe des 25-44 ans, alors que les femmes passent davantage à l’acte dans la tranche d’âge de 45-64 ans.16
  • Selon les données de 2005 de l’OCDE au chapitre du suicide, le Québec se situerait entre la Belgique (4e rang) et la Finlande (5e rang), et Montréal entre la République Tchèque (10e) et la Nouvelle-Zélande (11e), tandis que le Canada occupe une position plus enviable, au 19e rang des 29 pays à l’étude. 16
Camp des P’tits Cuistots
© Maison d’entraide Saint-Paul / Émard
dotLe Camp des P’tits Cuistots – un projet de la Maison d’entraide Saint-Paul / Émard

Le Camp offre des activités éducatives à des jeunes de 6 à 12 ans, afin de les sensibiliser aux rudiments d’une saine alimentation, tout en souhaitant qu’ils adoptent de meilleures habitudes et les transmettent à leur famille. Au programme: le matin, activité de cuisine avec un cuisinier, le midi dégustation des plats cuisinés et l'après-midi, activités thématiques autour de l'alimentation et des saines habitudes de vie.


http://maison-entraide.org
La troupe du Théâtre Aphasique
© Pierre Labranche
dotL'aphasie n’est pas une maladie en soi, mais l’une des conséquences les plus dévastatrices d’une lésion cérébrale qui affecte divers aspects du langage, et les personnes qui en sont atteintes voient leurs capacités de communiquer diminuées. Dans la grande région, on les estime à près de 10 000, auquel s’ajoutent environ 2 000 nouveaux cas par année. Orthophoniste et femme de théâtre, Anne-Marie Théroux a eu l’idée d’explorer d’autres avenues d’expression et de réalisations personnelles pour aider ces personnes à surmonter le mutisme et l’isolement social dont elles sont trop souvent victimes. Depuis 1992, la troupe du Théâtre Aphasique a ainsi donné pas moins de 130 représentations de ses huit productions différentes, auprès de quelque 20 000 spectateurs partout au Québec, mais aussi à Caraquet et Moncton, à Dijon, Nantes et Paris.
http://www.theatreaphasique.org/
Sources :

1 Violence et fréquentations amoureuses au secondaire : coup d’œil à Montréal. Enquête sur le bien-être des jeunes Montréalais, Rapport thématique nº 3, par Hélène Riberdy et Marc Tourigny, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2009, 26 p.
http://www.santepub-mtl.qc.ca/Publication/pdfjeunesse/violence_frequentations.pdf

2 « Le VPH affecte 56 % des jeunes adultes dans une nouvelle relation », Journal Forum, 14 janvier 2010
http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-de-la-sante/le-vph-affecte-56-des-jeunes-adultes-dans-une-nouvelle-relation.html

3 Naissances selon le groupe d'âge de la mère par région métropolitaine de recensement, Québec (6 avril 2010), Banque de données des statistiques officielles sur le Québec
http://www.bdso.gouv.qc.ca/pls/ken/iwae.proc_acce?p_temp_bran=ISQ

4 Problèmes de santé – Grossesse et accouchement et Donner naissance au Canada, Institut canadien d’information sur la santé
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/III-1.pdf

5 Riches de tous nos enfants. La pauvreté et ses répercussions sur la santé des jeunes de moins de 18 ans, troisième rapport national sur l’état de santé de la population du Québec, ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, 2007, 162 p.
http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2007/07-228-05.pdf

6 En santé pour l’avenir ? Un portrait des jeunes Montréalais d’âge scolaire – 2e édition, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2010, 46 p.
http://www.santepub-mtl.qc.ca/Publication/pdfsurveillance/portraitjeunes_v2.pdf

7 Rapports sur les indicateurs de santé, Institut canadien d’information sur la santé
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/III-2.pdf
et Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, Tableaux Cansim 105-0502, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/III-10.pdf

8 La santé est-elle au menu des Montréalais ? Portrait de la consommation alimentaire des Montréalais pour la période 2002-2007, par Nathalie Pouliot et Lise Bertrand, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2009, 23 p.
http://www.santepub-mtl.qc.ca/Publication/pdfnutrition/santeaumenu.pdf

9 Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, Tableaux Cansim 105-0501, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/III-3.pdf

10 Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, Tableaux Cansim 105-0501, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/III-5.pdf

11 Pour revaloriser le droit au jeu, par Marie Jacques, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2009
http://www.santepub-mtl.qc.ca/droitsenfant/pdf/droitaujeu.pdf

12 Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, Tableaux Cansim 105-0501, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/III-6.pdf

13 Vieillir à Montréal. Un portrait des aînés, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2008, 23 p.
http://www.santepub-mtl.qc.ca/Publication/pdfsurveillance/vieilliramontreal_v2.pdf

14 Vie des générations et personnes âgées : aujourd'hui et demain, Volume 1 (faits saillants), par Hervé Gauthier, Sylvie Jean, Georges Langis, Yves Nobert et Madeleine Rochon, Institut de la Statistique du Québec, 2004
http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/vie_generation.htm
Portrait de santé du Québec et de ses régions 2006 : les statistiques, deuxième rapport national sur l’état de santé de la population du Québec, Institut national de santé publique du Québec, 2006
http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/545-PortraitSante2006_Statistiques.pdf

15 Espérance de vie à la naissance selon le sexe, par région métropolitaine de recensement, Québec (2 mars 2010), Banque de données des statistiques officielles sur le Québec
http://www.bdso.gouv.qc.ca/pls/ken/iwae.proc_acce?p_temp_bran=ISQ

16 Santé mentale des Montréalais. Portrait des indicateurs du tableau de bord stratégique 2004-2005 à 2006-2007, par Michel Roberge, Marik Danvoye et al., Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2010, 69 p.
http://www.cmis.mtl.rtss.qc.ca/pdf/publications/isbn978-2-89510-749-1.pdf

Les loyers sont moins coûteux qu’ailleurs, mais l’accès à la propriété est plus difficile qu’avant et les HLM sont toujours en pénurie. Déjà, les conditions de logement des aînées qui vivent seules s’annoncent comme un enjeu d’importance.
  • pictogramme logementEn 2008, dans la grande région, le prix moyen d’une maison correspond à 3,79 années du revenu médian d’une famille, sensiblement comme l’année précédente (3,80). Ce ratio, qui a augmenté de 64 % en dix ans, est de 8 % inférieur à la moyenne canadienne (4,13) et de 13 % supérieur à la moyenne québécoise (3,36). 1
  • En 2009, on estime que l’acquisition d’un bungalow détaché est susceptible de requérir 39 % du revenu médian d’un ménage montréalais. C’est davantage qu’à Edmonton (33 %) et Calgary (37 %), mais moins qu’à Ottawa (40 %), Toronto (49 %) et Vancouver (69 %). Or cette part, qui ne devrait pas dépasser 32 % du revenu annuel brut, atteignait déjà 36 % à Montréal en 2006. 2
Mobilité résidentielle
variation du lieu de résidence, 2001 et 2006, RMR
Source : Statistique Canada 3
  • En 2006, la très grande majorité des aînés de l’île vit à la maison (92 %); au-delà des 75 ans, c’est encore le cas d’une personne sur deux. Et une proportion plus importante d’aînés résident seuls (35,9 %) qu’ailleurs au Québec (29,5 %). En outre, les aînées montréalaises sont deux fois plus susceptibles de vivre seules (45,8 %) que leurs homologues masculins (21,5 %); et 59,4 % de celles-ci ont plus de 75 ans, ce qui est le cas de 47,5 % des hommes dans la même situation. 4
  • Le soutien reçu à domicile par les aînés de l’île est surtout d’origine gouvernementale (53 %) mais une part importante est fournie par le privé (22 %) ou provient d’un bénévole ou d’un proche (20 %). 4
  • Indéniablement, Montréal est la capitale canadienne du vivre seul. En 2006, malgré 1,5 million d’individus de moins qu’à Toronto, la grande région compte 69 000 personnes de plus qui vivent seules. 5
  • En 2008, le tiers (33 %) des foyers de la grande région hébergent un chat, proportion qui chute à moins du quart (24 %) dans le reste du Québec. 6
  • En 2008, dans la grande région, la location d’un logement de deux chambres correspond à 11,6 % du revenu médian d’une famille. C’est analogue à la moyenne québécoise (12 %) mais inférieur à la moyenne canadienne (13,1 %). Et il s’agit (avec celui de 2001) du plus bas taux enregistré en près d’une quinzaine d’années. 7
Loyer mensuel moyen d’un logement de 2 chambres
RMR, 2009
Source : Société canadienne d’hypothèques et de logement 8
  • Entre 2002 et 2010, dans la grande région, le coût d’un logement en location a augmenté de 12 % et celui d’un logement en propriété de 25 %, tandis que les prix de l’eau, du combustible et de l’électricité enregistraient une hausse de 21 %. 9
  • Au tournant de 2010, plus de 22 250 ménages sont en attente d’un HLM public sur l’île, et le délai moyen est de quatre ans et demi. 10
  • En 2010, dans la grande région, 30 404 personnes ayant en moyenne 82 ans déboursent mensuellement 1 454 $ pour une place standard en résidence pour aînés et près des trois quarts y vivent seules (72,9 %). Dans l’ensemble, 3,5 % de ces personnes nécessitent des soins assidus, ce qui hausse leur loyer à 3 065 $. 11
Mu aux Habitations Jeanne-Mance
© MU - Habitations Jeanne-Mance
dotL’organisme MU offre à la population l’occasion de réaliser des murales de qualité pour embellir son environnement immédiat. C’est ce à quoi ont pris part les résidants des Habitations Jeanne-Mance dans une démarche de revitalisation de leur milieu de vie. Depuis sa création en 2006, MU a déjà enrichi la ville d’une vingtaine de murales et aspire à faire, de Montréal, une galerie d’art à ciel ouvert qui rayonne auprès de la collectivité.

www.mu-art.ca
Sources :

1 L’Observateur du logement au Canada, Société canadienne d’hypothèques et de logement et Revenu total médian selon le type de famille économique, Tableaux Cansim 202-0411, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/V-2-b.pdf

2 Tendances immobilières et accessibilité à la propriété, Recherche économique RBC, mars 2010
http://www.rbc.com/economie/marche/pdf/housef.pdf
Un profil de la sécurité économique au Canada : indice d'accessibilité à la propriété de RBC, Conseil canadien de développement social
http://www.ccsd.ca/francais/statistiques/economique/depenses/index.htm

3 Population âgée de 5 ans et plus selon la mobilité, par région métropolitaine de recensement (Recensement de 2006), Statistique Canada
http://www40.statcan.gc.ca/l02/cst01/demo57b-fra.htm

4 Vieillir à Montréal. Un portrait des aînés, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2008, 23 p.
http://www.santepub-mtl.qc.ca/Publication/pdfsurveillance/vieilliramontreal_v2.pdf

5 Les personnes seules et le logement : vers un nouveau mode de vie ? Actes des Entretiens sur l’habitat, Société d’habitation du Québec, mars 2008, 126 p.
http://www.habitation.gouv.qc.ca/publications/M19958.pdf
Population vivant dans les ménages privés, selon la situation des particuliers dans le ménage, par région métropolitaine de recensement, Recensement de 2006, Montréal et Toronto, Statistique Canada
http://www40.statcan.gc.ca/l02/cst01/famil123b-fra.htm
http://www40.statcan.gc.ca/l02/cst01/famil123c-fra.htm

6 Sondage réalisé par Léger Marketing pour le compte de l’Association de médecine vétérinaire du Québec, en collaboration avec le CDMV inc. et Hill’s Pet nutrition, janvier 2008
http://www.veterinet.net/nouvelle.asp?categ=3.4&no=674

7 Marché locatif, Société canadienne d’hypothèques et de logement et Revenu total médian selon le type de famille économique, Tableaux Cansim 202-0411, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/V-5-b.pdf

8 Perspective Grand Montréal #14, Communauté métropolitaine de Montréal, juin 2010, 8 p.
http://www.cmm.qc.ca/fileadmin/user_upload/periodique/14_Perspective.pdf

9 Indice des prix à la consommation (IPC) : indice d'ensemble et logement, données mensuelles, région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec et de Montréal (23 avril 2010), Banque de données des statistiques officielles sur le Québec
http://www.bdso.gouv.qc.ca/pls/ken/iwae.proc_acce?p_temp_bran=ISQ

10 L’habitation en bref 2010, Société d’habitation du Québec
http://www.habitation.gouv.qc.ca/publications/M20821.pdf

11 Rapport sur les résidences pour personnes âgées – Québec, Société canadienne d’hypothèques et de logement, 2010, 77 p.
https://www03.cmhc-schl.gc.ca/catalog/home.cfm?csid=1&lang=fr&fr=1285879564526


Si l’on a tendance à surestimer l’action des gangs de rue, c’est sans doute en raison de leur extrême violence et du fait qu’ils pavent la voie à des carrières criminelles. Aussi ne faut-il pas baisser la garde, même si Montréal reste relativement sécuritaire.
  • pictogramme balanceEn 2009, la grande région occupe une position intermédiaire, entre celles de Toronto et Vancouver en matière de criminalité. Et tous ses taux sont à la baisse. À l’exception des vols de véhicules, tous se situent sous la moyenne canadienne. À l’exception des infractions criminelles au code de la route, tous sont supérieurs à la moyenne québécoise. 1

  • En 2008, le taux de crimes motivés par la haine d’un groupe identifiable est de 1 pour 100 000 habitants, alors que dans les régions métropolitaines de même taille, il est au moins quatre fois plus important (4,2).2
  • Dans la grande région, la proportion d’immigrants qui se déclarent satisfaits de leur niveau de sécurité personnelle est passée de 76 % à 92 % entre 1993 et 2004, tandis que Toronto connaissait une hausse moins importante (de 87 % à 93 %) et que la situation de Vancouver était plus stable (de 86 % à 90 %) à cet égard.3

  • Sur l’île, le nombre d’infractions commises dans un contexte conjugal est en déclin depuis 2001 (sauf en 2005) puis connaît une remontée en 2008 pour atteindre 5 614. Et 82,6 % de ces délits font une victime féminine.4

  • De même, la très grande majorité (84,6 %) des 1 265 agressions sexuelles enregistrées sur l’île en 2008 sont dirigées contre des victimes féminines, à peu près autant de mineures que d’adultes. Par contre, les garçons en sont cinq fois plus la cible (12,8 %) que les hommes (2,6 %). 5

  • La grande région affiche un taux de délinquance juvénile inférieur à celui de toutes les autres régions métropolitaines du pays, à l’exception de celle de Québec.6

  • De 2001 à 2007, la criminalité adulte a diminué de 19 %, sur l’île, et la criminalité juvénile de 16 %. Entre autres, les délits violents attribuables aux jeunes qui se sont produits dans les écoles ont connu une baisse de 10%, passant de 541 à 488.7

  • En 2001, près de 14 % de l’ensemble des auteurs présumés de crimes identifiés par la police de Montréal sont des jeunes de 12 à 17 ans. Parmi les affaires en cause, 42 % sont des crimes de violence, 45 % des crimes contre les biens et 11 % des infractions relatives aux drogues.6

  • En 2001, sur l’île, les infractions relatives aux drogues représentent 11 % des affaires impliquant un adolescent. Il s’agit essentiellement de possession (67 %) et de trafic (13 %) de cannabis. Par comparaison, la possession de cannabis ne représente que 42 % des infractions relatives aux drogues chez les adultes, alors que le trafic (15 %) et la possession (14 %) de cocaïne sont environ quatre fois plus répandus que chez les jeunes.6

  • En 2007, les jeunes de l’île sont impliqués principalement dans trois types de délits : les voies de faits (62 %), les cas de menaces et d’extorsions (18,8 %) et les vols qualifiés (13,8 %). 7

  • En 2007, les adolescents sont impliqués dans 12 % de la criminalité violente alors qu’ils représentent 6,5 % de la population de l’île. La proportion est semblable pour les agressions sexuelles (13 %) et les voies de fait (12 %). En particulier, près d’un vol qualifié sur cinq (18 %) leur est attribuable, un constat qui met en évidence un problème propre aux jeunes, celui du taxage. 7

  • En 2007, une arme à feu est utilisée dans 2 % des actes violents commis par des jeunes de l’île et un objet pointu dans 7 % des cas. Dans la très grande majorité des situations (70 %), on fait usage de force physique ou de violence verbale. 7

  • Le fait de commettre un crime à plusieurs est une particularité de la délinquance juvénile. Chez les 12 à 17 ans de l’île, en 2007, 35 % des délits violents sont commis par plusieurs individus, une proportion qui chute à 22 % chez les 18-25 ans et à 8 % chez les plus âgés.7
  • Sur l’île, en 2007, les adolescents sont très présents dans les crimes reliés aux gangs de rue (un cas sur trois), mais ces événements violents ne représentent qu’une faible part (un cas sur dix) de la criminalité juvénile.7

  • Dans l’ensemble, la criminalité attribuable aux gang de rue représente 1,6 % des actes criminels commis sur le territoire montréalais en 2009, soit 0,3 % des crimes contre la propriété, 3 % des voies de fait et 4 % des crimes contre la personne. Bien que leur nombre soit en diminution depuis 3 ans, les proportions d’homicides (16 %) et de tentatives de meurtre (35 %) reliées aux gangs de rue nécessitent une vigilance soutenue.8
  • Parmi les 2 819 crimes contre la personne qui font une jeune victime sur l’île en 2007, 283 sont reliés aux gangs de rue, soit 9 % des cas.7

  • Alors qu’elles comptent pour 3 % de la population de l’île, 26 % des victimes d’agressions sexuelles signalées au SPVM en 2007 sont des adolescentes, soit près de neuf fois leur poids démographique; de même, les fillettes sont victimes de 12,8 % des agressions sexuelles (deux fois leur poids). Les garçons de 12 à 17 ans, qui représentent 3,3 % de la population, sont victimes quant à eux de 12,6 % de tous les cas de vols qualifiés rapportés cette année-là (près de quatre fois leur poids).7

  • En 2001, sur l’île, dans les affaires où au moins un auteur présumé est âgé de 12 à 17 ans, les victimes appartiennent au même groupe d’âge (44 %) ou ont entre 18 et 24 ans (15 %), alors que les personnes de 65 ans et plus ne comptent que pour 1 % des victimes.6
  • Depuis 2003, le Service de police de la Ville de Montréal répertorie en moyenne 4 500 fugues par année.9

  • Sur l’île, en 2006-2007, on dénombre 2 168 cas où la sécurité ou le développement d’un jeune est compromis en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse, soit 6 % de plus qu’en 1996-1997. Et 1 633 d’entre eux sont nouvellement pris en charge, un peu comme dix ans auparavant (1 602) avec une population de mineurs légèrement inférieure (–2,7 %). Au cours de cette période, le délai d’attente pour l’évaluation d’un signalement retenu est toutefois passé de 19,6 à 8,6 jours, une amélioration de 56 %. 10
  • Sur l’île, en 2008-2009, plus d’un signalement de jeune en besoin de protection sur quatre (77 %) provient du milieu de la santé (28 %), du milieu policier (28 %) et du milieu scolaire (21 %); les autres sont issus du milieu familial (15 %) ou, deux fois moins souvent, d’une personne de la communauté (8 %). De tous ces signalements, 3 679 sont retenus, soit 45 % de l’ensemble : deux sur trois concernent des motifs de négligence (33 %) et d’abus physiques (30 %); les mauvais traitements psychologiques affectent la moitié moins de jeunes (15 %) tandis que les troubles de comportement (11 %) et les abus sexuels (11 %) touchent une même proportion d’entre eux. Les enfants de 5 ans et moins subissent davantage de négligence et de mauvais traitements psychologiques; les troubles de comportement se concentrent chez les adolescents [12-17 ans] tandis que les abus physiques et sexuels touchent particulièrement le groupe des 6 à 11 ans.11
  • Dans les secteurs les plus démunis de l’île, davantage de jeunes piétons (8 fois plus), de jeunes cyclistes (4 fois plus) et de jeunes passagers (3 fois plus) sont blessés aux intersections que dans les secteurs les mieux nantis.12
  • En 2006, la moyenne montréalaise de conducteurs impliqués dans un accident avec blessures est de 5,2 par tranche de 1 000 titulaires de permis. Pour la cohorte des 65 ans et plus elle se situe à 2,8 et à 3,4 chez les conducteurs âgés de 75 ans et plus. Les conducteurs aînés, qui représentent 13 % de l’ensemble des titulaires de permis sur le territoire de l’île, sont en moyenne impliqués dans 7 % des accidents avec blessures se produisant annuellement. Ils sont cependant surreprésentés dans les accidents graves ou mortels.13
  • De 2007 à 2009, sur l’île, les victimes d’accidents graves (3,6 %) ou mortels (0,4 %) comptent pour 4 % des quelque 8 500 blessés annuels de la route. 14
  • En 2006, les piétons âgés de 65 ans et plus forment 15 % de la population de l’île, mais représentent 37 % des piétons tués à la suite d’une collision. 13

dotLa plupart des différends qui, dans l’espace urbain, opposent voisins, commerçants, visiteurs ou itinérants se règlent aisément. Mais lorsqu’ils persistent, sans communication possible entre les parties, le réflexe est de s’en remettre aux forces de l’ordre ou aux tribunaux. Or il existe maintenant une alternative crédible et impartiale à la judiciarisation des conflits, fruit du travail de plusieurs partenaires locaux : une équipe de médiation urbaine qui, depuis trois ans au centre-ville, facilite la résolution des tensions impliquant les gens de la rue et favorise une cohabitation sociale harmonieuse sur le domaine public. Il s’agit là d’une approche novatrice – volontaire, confidentielle et gratuite – qui gagnerait à s’intégrer à nos mœurs et à se généraliser. 15

Sources :

1 Statistiques des crimes (fondés sur l’affaire), par infractions détaillées, Centre canadien de la statistique juridique, Programme de déclaration uniforme de la criminalité, Tableaux Cansim 252-0013 et 252-0051, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/II-1.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/II-2.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/II-3.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/II-6.pdf

2 Crimes haineux déclarés par la police, selon la région métropolitaine de recensement, 2007 et 2008 Statistique Canada
http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2010002/article/11233/tbl/tbl01-fra.htm

3 Dans quelle mesure les immigrants sont-ils satisfaits de leur sécurité personnelle ? par Colin Lindsay, Statistique Canada, 2008
http://www.statcan.gc.ca/pub/89-630-x/2008001/article/10672-fra.htm

4 Statistiques 2008 sur la criminalité commise dans un contexte conjugal au Québec, ministère de la Sécurité publique, 2009, 57 p.
http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/statistiques/violence_conjugale/2008/Violence_conjugale_2008.pdf

5 Statistiques 2008 sur les agressions sexuelles au Québec, ministère de la Sécurité publique, 2010, 55 p.
http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/statistiques/agressions_sexuelles/2008/agressions_sexuelles_2008.pdf

6 Caractéristiques des quartiers et répartition de la criminalité sur l’île de Montréal : analyse supplémentaire sur la criminalité chez les jeunes, par Samuel Perreault, Josée Savoie et Frédéric Bédard, Statistique Canada, 2008, 27 p.
http://www.statcan.gc.ca/pub/85-561-m/85-561-m2008011-fra.pdf

7 La violence chez les jeunes : un portrait chiffré de la délinquance et de la victimisation, par Maurizio D’Elia, Service de police de la Ville de Montréal, 2009, 14 p.
http://www.spvm.qc.ca/upload/documentations/violence_jeunes.pdf

8 Actualités. Gang de rue, Service de police de la Ville de Montréal, février 2010, 8 p.
http://www.spvm.qc.ca/upload/documentations/GDR_fev10_V2.pdf

9 Phénomène des fugues, Service de police de la Ville de Montréal
http://www.spvm.qc.ca/fr/jeunesse/parent-phenomene-des-fugues.asp

10 Indicateurs repères relatifs à l'application de la Loi sur la protection de la jeunesse, selon la région sociosanitaire du centre jeunesse, Québec, 1996-1997 et 2006-2007, Institut de la Statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/referenc/quebec_stat/con_sys/con_sys_10.htm

11 Bilan DPJ 2008-2009, Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire, Montréal,2009, 16 p.
http://www.centrejeunessedemontreal.qc.ca/pdf/dpj/bilan_dpj_2009.pdf

12 Assurer la protection et la sécurité des enfants, ce droit s’applique-t-il aux routes montréalaises ? par Patrick Morency, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2009
http://www.santepub-mtl.qc.ca/droitsenfant/pdf/securiteroutiere.pdf

13 Les moyens de transport et la mobilité des aînés montréalais : intervenir face au vieillissement de la population, Table de concertation des aînés de l’île de Montréal et Conférence régionale des élus de Montréal, 2009, 99 p.
http://www.credemontreal.qc.ca/Publications/Aines/Rapport_Transport_et_Mobilite_TCAIM.pdf

14 Bilans routiers 2007, 2008 et 2009, Société de l’assurance automobile du Québec
http://www.saaq.gouv.qc.ca/documents/documents_pdf/prevention/bilan_routier.php

15 Trajet (organisme de justice alternative) et Caroline Lemay
http://www.rojaq.qc.ca/blog/montreal/trajet-jeunesse-montreal/


Le parc automobile continue d’augmenter plus vite que la population, mais on enregistre une baisse timide de l’usage de la voiture, assortie d’une hausse notable des déplacements en transports collectifs, à vélo et à pied.
  • Pictogramme voitureEn 2008, le parc automobile de la grande région est estimé à 1 789 000 véhicules, en hausse de 10,5 % par rapport à 2003 alors que la population n’a augmenté que de 5 %. Cette croissance du nombre de voitures est plus importante dans les couronnes (+17 %) que sur l’île (+6 %), en phase avec une augmentation plus marquée de leur population (+10 % vs +2 %). On note aussi une stabilisation du taux de motorisation chez les hommes, accompagnée d’une hausse chez les femmes et les aînés. 1
  • Entre 2001 et 2006, sur l’île, la proportion de titulaires de permis de conduire augmentait de 2 % mais était en hausse de 11 % chez les 65 ans et plus, et de 29 % chez les 75 ans et plus. Or les individus composant les prochaines cohortes à atteindre l’âge de 65 ans sont beaucoup plus nombreux à conduire, particulièrement les femmes. 2
  • En 2006, parmi les personnes de 75 ans et plus de l’île, 61 % des hommes et 21 % des femmes sont titulaires d’un permis de conduire. 2
  • En 2008, les résidants de la grande région effectuent chaque matin 2 213 000 déplacements, principalement pour le travail (51 %) et les études (29 %). Globalement, 89 % de tous les déplacements sont motorisés et 22 % de ceux-ci se font en transport collectif. 1
  • Entre 2003 et 2008, dans la grande région, on observe une hausse des déplacements en transports en commun (+15 %) et des déplacements à pied ou à vélo (+10 %). À l’inverse, on note une très légère diminution de l’usage de la voiture (-1 %), observée pour la première fois depuis 1970, mais aussi du taux d’occupation des automobiles qui se situe maintenant à 1,23 personne par véhicule. 1
  • Entre 2003 et 2008, les déplacements matinaux en automobile sont partout en déclin, sauf dans les couronnes (+6 %). Par contre, c’est à l’extérieur de l’île qu’on enregistre les plus fortes hausses d’utilisation du transport collectif, notamment dans les couronnes nord (+40 %) et sud (+52 %), mais aussi à Laval (+31 %) qui n’est pourtant accessible par métro que depuis le 28 avril 2007. 1
  • Dans la grande région, on estime que le recours à la voiture pour se rendre à l’école primaire a grimpé de 22 % à 31 % en seulement cinq ans [1998-2003], alors que la marche passait de 41 % à 34 %. Au cours de la même période, on observe également une diminution du trajet moyen réalisé à pied entre le domicile et l’école, de 550 à 480 mètres. 3
Modes de déplacement sur le chemin de l’école primaire
secteurs de la RMR, 2007
Source : Groupe de recherche Ville et mobilité 3
  • Avec ses 502 km de voies cyclables en 2009, correspondant à 0,29 km par tranche de 100 000 citoyens, la ville de Montréal est mieux desservie que Toronto (0,17 km) mais moins bien que Vancouver et Ottawa (0,66 et 0,67), que Calgary (0,99) et, surtout, qu’Edmonton (1,17). Elle prévoit cependant doubler son réseau cyclable d’ici sept ans. 4
  • Lors de la 25e édition du Tour de l’Île de Montréal, en 2009, plus de 80 % de ceux qui prenaient part à ce grand rendez-vous cycliste portaient un casque de vélo. Reste à voir ce qu’il en est plus précisément chez les utilisateurs de Bixi. 5
  Bixi
© Ville de Montréal
pictogramme bicyclettedotComment ne pas saluer l’engouement face aux Bixi, ce système de vélo en libre-service qui se veut un complément au transport en commun et une alternative à la voiture! Après seulement trois mois d’implantation sur l’île, 278 stations desservaient 8 419 membres et 77 070 usagers occasionnels qui parcouraient 3 612 799 km, soit l’équivalent de 87 fois le tour de la planète, tout en permettant de limiter de 909 053 kg les émissions de gaz à effet de serre. Et l’idée fait du chemin à Melbourne, Minneapolis, Washington, Boston, Londres…6

Sources :

1 Enquête Origine-Destination 2008. Constat sur la mobilité des personnes dans la grande région de Montréal, réalisation conjointe avec l’Agence métropolitaine de transport
http://www.enquete-od.qc.ca/

2 Les moyens de transport et la mobilité des aînés montréalais : intervenir face au vieillissement de la population, Table de concertation des aînés de l’île de Montréal et Conférence régionale des élus de Montréal, 2009, 99 p.
http://www.credemontreal.qc.ca/Publications/Aines/Rapport_Transport_et_Mobilite_TCAIM.pdf

3 « Proximité et transport actif. Le cas des déplacements entre l'école et la maison à Montréal et à Trois-Rivières », par Juan Torres et Paul Lewis, Environnement urbain / Urban Environment, Nº 4, 2010, 15 p.
http://www.vrm.ca/EUUE/vol4_2010/EUE4_Torres_Lewis.pdf

4 Canada’s Coolest Cities, by Alison Bailie and Claire Beckstead, The Pembina Institute, 2010
http://www.pembina.org/pub/2021

5 Sécurité des cyclistes : miser sur une approche progressiste, Mémoire de Vélo Québec concernant le Projet de loi nº 71 - Loi modifiant de nouveau le Code de la sécurité routière, Montréal, 25 janvier 2010, 17 p.
http://www.velo.qc.ca/files/file/memoires/VQ-ProjetLoi71_25janv2010.pdf

6 Site de Bixi Montréal
http://montreal.bixi.com/nouvelles/categorie/BIXI%20en%20chiffres


Pour préoccupante qu’elle soit, l’émission de gaz à effet de serre attribuable aux véhicules privés est plus faible ici qu’ailleurs au pays. Mais le taux de récupération des matières organiques est à désespérer.
  • Sur un territoire de 4 360 km2, la grande région comprend 24 % de surface boisée et 12 % de surface aquatique. Et dans la portion montréalaise du fleuve, la fraie compte pour la moitié de toute celle du Saint-Laurent fluvial [excluant l’estuaire]. 1
  • Montréal est l’une des villes canadiennes où l’on retrouve le moins d’espaces verts par habitant. Entre 1986 et 1994, la moitié des forêts de l’île ont cédé le pas à des zones développées. Entre 1994 et 2001, c’est 750 hectares qui ont subi le même sort. Historiquement, on estime que la disparition de 90 % du couvert forestier de l’île a entraîné la perte de 60 % de sa biodiversité. Montréal compte 48 espèces végétales menacées ou vulnérables, Laval en abrite 30 et, dans la grande région, 63 espèces de plantes sont même disparues ou sont en voie de l’être. 1

  • En 2004, 3,2 % de la partie terrestre de l’île était reconnue comme aire naturelle protégée alors que la norme internationale est de 6 %. En 2010, on en est à 5,2 %. 1
  • On compte actuellement une centaine de toits verts sur l’île, dont les trois quarts ont été réalisés au cours des cinq dernières années. Un type d’aménagement végétal qui se développe donc encore très timidement. 1
  • De 2001 à 2008, dans la grande région, il a fait en moyenne 26,9º en juillet (une hausse de 1,6º par rapport à 1971-2000) et -14º en janvier (une baisse de 0,2º). Dans l’ensemble, la température annuelle moyenne a augmenté de 1º entre les deux périodes. Parmi les métropoles canadiennes, seule Toronto a connu alors une hausse supérieure (1,4º). 2
  • La densité urbaine est moins néfaste à l’environnement que l’étalement qui nécessite davantage de déplacements, ce qui contribue à l’émission de gaz à effet de serre. Avec 58 % de sa population vivant dans des zones à densité moyenne en 2006, la grande région se classe seconde à ce chapitre, derrière celle de Toronto (64 %). Elle regroupe en outre 16 % de sa population dans des secteurs à forte densité, le taux plus élevé de toutes les grandes villes canadiennes, cette fois devant Toronto (11 %). 3
  • En 2007, la grande région émet 1 219 kg de CO2 per capita, soit 21,3 % moins de gaz à effet de serre attribuables aux véhicules privés que la moyenne des métropoles canadiennes. 4

  • Entre 2001 et 2008, la grande région a connu une moyenne annuelle de 11,5 journées de mauvaise qualité de l’air. C’est plus qu’à Ottawa (9,4) et surtout qu’à Calgary et Vancouver (1,1), mais bien moins qu’à Toronto (20,2). 5
  • En 2006, l’utilisation quotidienne d’eau dans les résidences de la grande région s’élève à 417,5 litres par habitant, 18 litres de plus qu’en 2001. 6
  • Les matières résiduelles récupérées sur l’île [recyclables et organiques] ont augmenté de 26 % entre 2004 et 2008. Au cours de cette même période, le tonnage de matières résiduelles éliminées [ordures ménagères] a quant à lui diminué de 5 %. Dans l’ensemble, la production individuelle totale de matières résiduelles a connu une hausse de 0,7 %. 7

Production individuelle de matières résiduelles
collectées de porte en porte*
[kg/personne/an]
Source : Ville de Montréal 7, 8
* Sont exclues les matières qui font l’objet d’apport volontaire des citoyens aux divers lieux de dépôt et celles qui sont ramassées
lors de collectes spéciales. À noter qu’en raison des fusions municipales, les données de 2004
valent aussi bien pour l’agglomération que pour la ville.

  • De 2002 à 2004, les ordures ménagères recueillies de porte en porte pour être éliminées ont augmenté
    de près de 20 kg par citoyen de la ville de Montréal, pour atteindre les 347 kg. Entre 2004 et 2006, sur l’île,
    ces quantités se sont stabilisées à la baisse et ont connu une décroissance plus marquée entre 2006 et 2008. 7, 8
  • En 2008, chacun des résidants de l’île a nécessité l’élimination de 330 kg d’ordures ménagères. 9

Caractérisation des matières résiduelles déposées en bordure de rue par les résidants*
Île, 2008
Caractérisation des matières résiduelles déposées en bordure de rue par les résidants
sources : Recyc-Québec et Ville de Montréal 9
* Sont exclues les matières qui font l’objet d’apport volontaire des citoyens aux divers lieux de dépôt
et celles qui sont ramassées lors de collectes spéciales.
  • De 2004 à 2008, les matières organiques collectées sur l’île sont en hausse (+12,2 %), de même que les matières recyclables (+37,5 %), les résidus domestiques dangereux (+182 %) et les résidus encombrants ou de travaux résidentiels (+200,7 %). 7
  • Dans l’ensemble, quelque 300 000 tonnes de matières résiduelles ont été récupérées sur l’île en 2008, soit environ 30 % de ce que les citoyens ont généré. Et 84 % du reste a été éliminé dans des sites aménagés à l’extérieur de l’agglomération. Quant aux déchets organiques qui constituent près de la moitié des matières résiduelles, seuls 8 % sont présentement récupérés alors que l’objectif de 2014 est fixé à 60 %. 9

  • En 2007, dans la grande région, seuls 11 % des foyers compostent les déchets de table. À cet égard, Ottawa (26 %) et Vancouver (28 %) rejoignent plus du quart des ménages, tandis que Toronto a pris déjà un bel envol (63 %). 10


Économies d’eau et d’énergie au sein des ménages
RMR, 2007
Source : Statistique Canada 11

Université de Montréal
dotL’idée peut sembler farfelue. Une fois les sols de l’ancienne gare de triage d’Outremont décontaminés, certains des terrains où l’Université de Montréal projette de construire seront prêtés quelques années à un organisme communautaire pour en faire pouponnière d'arbres. Lorsque l’Université sera prête à poursuivre son développement, les feuillus seront replantés dans les quartiers environnants. L’idée n'est pas nouvelle : elle a été réalisée à plus petite échelle par des écoles ou des communautés de quelques régions du Québec. Ce sera par contre la première fois qu'un projet d’une telle envergure pourra germer. 12

Les amis de la montagne
dotLa montagne et le fleuve tissent des liens étroits et indispensables à une grande partie de la population de l’île. Dans la plupart des villes du monde, l’eau est distribuée grâce à des "châteaux d’eau", des réservoirs perchés au sommet d’une tour surplombant les habitations. Ces constructions sont coûteuses et peu esthétiques. Chez nous, c’est le mont Royal qui, grâce à son emplacement central et à son altitude, sert de château d’eau. Puisée à 610 m de la rive, en amont des rapides de Lachine, l’eau est d’abord acheminée par quatre conduites de béton à deux usines de traitement. Une fois potable, une certaine quantité est pompée dans six réservoirs creusés à même la montagne et, par simple gravité, cette provision d’eau exercera la pression nécessaire au maintien du débit dans tout le réseau de distribution.
La zone régie par chaque réservoir est identifiée en surface par la couleur de la tête des bornes-fontaines. Pour distribuer l’eau jusqu’aux robinets, le réseau compte plus de 2 700 km de canalisations, soit l’équivalent du trajet de Montréal à Winnipeg.
13

Educ-o-vert Consortium Évolution
dotLe projet Éduc-o-vert de l’organisme Consortium Évolution vise à sensibiliser les jeunes au phénomène de la surconsommation et à son impact sur l’environnement. Des élèves de 3e et 4e années sont ainsi amenés à faire don de vieux jouets qui seront restaurés.

http://consortium-evolution.org/accueil.html
Sources :

1 Les actes du Sommet sur la biodiversité et le verdissement de Montréal, Conseil régional de l’environnement de Montréal, 2010, 29 p.
http://www.cremtl.qc.ca/fichiers-cre/files/SBM2010/ACTES-SBM2010.pdf

2 Normales et moyennes climatiques canadiennes 1971-2000 et Recherche en ligne de données climatiques canadiennes, Archives nationales d’information et de données climatiques, Environnement Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-10.pdf

3 Canada’s Coolest Cities, by Alison Bailie and Claire Beckstead, The Pembina Institute, 2010
http://www.pembina.org/pub/2021

4 Émissions de gaz à effet de serre provenant des véhicules privés au Canada, 1990 à 2007, par Berouk Terefe, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-2.pdf

5 Demande spéciale, Environnement Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-3-a.pdf

6 L’utilisation de l’eau, Environnement Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-1.pdf

7 Portrait 2008 des matières [r]ésiduelles de l’agglomération de Montréal, Ville de Montréal, 2009, 52 p.
http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ENVIRONNEMENT_FR/MEDIA/DOCUMENTS/PORTRAIT_2008.PDF

8 Portrait 2006 des matières résiduelles de l’agglomération de Montréal, Ville de Montréal, 2008, 52 p.
http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ENVIRONNEMENT_FR/MEDIA/
DOCUMENTS/PORTRAIT2006_DERNI%C8RE_VERSION.PDF

9 Réduire pour mieux grandir. Plan directeur de gestion des matières résiduelles de l’agglomération de Montréal (2010-2014), Ville de Montréal, 2009, 109 p.
http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ENVIRONNEMENT_FR/MEDIA/DOCUMENTS/PDGMR-2010-2014-FR.PDF

10 Les ménages et l’environnement, demande spéciale, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-5.pdf

11 Les ménages et l’environnement, demande spéciale, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-6.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-7.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-8.pdf

12 « Un secteur vert et bien intégré aux quartiers environnants », Journal Forum, 25 mai 2010
http://www.nouvelles.umontreal.ca/campus/site-outremont/20100525-un-secteur-vert-et-bien-integre-aux-quartiers-environnants.html

13 Le mont Royal, château d’eau de Montréal, dépliant des Randonnées à la carte sur le mont Royal, Les Amis de la montagne, 2002 et Jean-Michel Villanove
http://www.lemontroyal.qc.ca/fr/connaitre-le-mont-royal/accueil.sn


La culture est un prodigieux vecteur de développement, pour les individus bien évidemment, mais aussi pour l’économie d’une métropole. Bien qu’ils soient au cœur même de la création, artistes, auteurs et interprètes sont pourtant moins rétribués que les autres travailleurs culturels.
  • Les retombées du secteur de la culture totalisent 12 milliards $ en 2008. La contribution directe à l’économie est de 7,8 milliards $, soit environ 6 % du PIB de la grande région. En outre, le secteur culturel génère 60 798 emplois indirects, un meilleur résultat que la majorité des entreprises de services. 1
  • Le secteur culturel est en forte croissance dans la grande région, où se concentrent 69 % de ses emplois contre 49 % pour l’ensemble des industries du Québec. En 2008, on y recense 96 910 emplois directs qui comptent pour 5,1 % des emplois montréalais, une proportion qui s’établissait à 3,9 % dix ans auparavant; au cours de cette période, on parle d’une hausse annuelle presque trois fois supérieure à la moyenne globale du marché du travail (4,6 % vs 1,7 %). 1

  • À Montréal, le nombre d’artistes a fait un bond de 33 % entre 1991 et 2006, bien davantage que sa population active (+12 %) au cours de cette période. Depuis 2001 toutefois, le taux de croissance de 9 % du nombre d’artistes correspond au taux de croissance de la main-d’œuvre montréalaise. Par comparaison, toujours entre 1991 et 2006, le nombre d’artistes augmentait de 76 % à Vancouver et de 42 % à Toronto, tandis que leur population active était en hausse de 28 % et de 8 % respectivement. La hausse du nombre d’artistes a donc été plus notable à Toronto (5,25 fois plus que sa population active) qu’à Vancouver (2,71 fois) et Montréal (2,75 fois). 2
  • Selon le dernier recensement, au chapitre de la concentration d’artistes sur son territoire, Montréal (1,53 %) est maintenant devancée par Toronto (1,6 %). Tout comme quinze ans auparavant, Victoria (1,87 %) et surtout Vancouver (2,35 %) arrivent en tête. 2
  • En 2008, le revenu annuel moyen des travailleurs du secteur culturel est de 44 000 $, ce qui est de 10 % inférieur à celui des autres industries (48 547 $). Et il se caractérise par une grande disparité. Ainsi, avec à peine plus de la moitié (55 %) du revenu moyen du secteur, les 11 200 artistes, auteurs et interprètes sont les moins bien rémunérés (24 400 $), une situation d’autant plus précaire que 75 % d’entre eux sont travailleurs autonomes. À l’opposé, l’architecture, l’édition, la radiodiffusion, la télédiffusion et les jeux interactifs offrent des conditions salariales bien plus avantageuses (60 000 $ à 65 000 $). 1
  • En 2006, le revenu moyen des 13 425 artistes montréalais est inférieur de 21 % à celui de la population active locale, tout comme chez les 930 artistes de Laval (-22 %). Un tel écart de revenu est beaucoup moins important chez les 1 005 artistes de Longueuil (-7 %) mais il l’est davantage à Vancouver (-29 %) et à Toronto (-30 %). 2
  • Globalement, les quelque 300 organismes artistiques soutenus par le Conseil des arts de Montréal en 2009 sont financés à 45 % par le secteur public et à 34 % par des revenus autonomes. Le cinquième (21 %) de leurs revenus provient de sources privées, sous forme de dons (14 %) ou de commandites (7 %). Cela augmente cependant en fonction du budget et les 15 % d’organismes les mieux nantis se partagent 84 % du financement privé. Cela varie aussi selon le domaine d’activité de l’organisme; ainsi, la littérature (3 %), la danse (10 %) et le théâtre (13 %) reçoivent beaucoup moins de fonds privés que la musique (24 %), le cinéma, les arts visuels et médiatiques (25 %) et les festivals (38 %). 1
  • L’année de sa création, le Conseil des arts de Montréal soutenait essentiellement des spectacles de théâtre et de musique, à parité. Après 25 ans d’existence, ces deux disciplines demeurent prépondérantes (à 29 % et 33 %), mais l’offre culturelle s’est considérablement diversifiée. 3
Disciplines soutenues par le Conseil des arts de Montréal
2007-2008
Source : Conseil des arts de Montréal 3

Proportion de la population (de 15 ans et plus) ayant assisté
à un spectacle professionnel dans les douze mois précédents
RMR, 2005
Source : Statistique Canada 4
  • En 2008, les projections cinématographiques font 11,3 % d’entrées sur l’île, en chute de près de deux points depuis 2004, et 38 % de celles-ci sont présentées en français. Le taux d’occupation des salles de spectacle est, quant à lui, de 76,5 % pour plus de 8 000 représentations données en 173 lieux. 5
  • De 2004 à 2008, sur l’île, la part des spectacles provenant du Québec a chuté, passant de 71,5 % à 56,3 %. 6

  • Dans la grande région, l’auditoire des stations radiophoniques de langue française s’accroît au fil des ans mais demeure formé presque exclusivement de francophones. Pour sa part, celui des stations de langue anglaise est stable, mais de 1987 à 2005, la proportion des heures d’écoute que les francophones accordent aux stations de langue anglaise est passée de 32,3 % à 38,2 %. 7

  • En 2005, les francophones de la grande région écoutent douze fois plus les stations de radio de langue anglaise (38,2 %) que les anglophones n’écoutent les stations de radio de langue française (3,1 %). 7

  • En 2007, moins du tiers (29,8 %) de la population de la ville de Montréal est abonné à une bibliothèque, alors que c’est près de deux fois plus à Vancouver (57,1 %) et que c’est presque la moitié des Torontois (47,4 %). Les abonnés montréalais procèdent en moyenne à 17,5 emprunts par année, tandis que ceux de Vancouver (21,6) et Toronto (24,4) en font sensiblement davantage. 8

  • Si l’on considère la population dans son ensemble et non pas les seuls abonnés, en 2008, le réseau des 44 bibliothèques de la ville de Montréal a procédé à une moyenne de 5,61 prêts per capita. À Toronto (10,88) et Vancouver (15,95), les emprunts sont presque deux à trois fois plus courants. 9

  • En 2008, 71,1 % des ménages de la grande région se sont procuré de la lecture et ont dépensé en moyenne 239 $. À Toronto, 68,7 % des ménages ont acheté à lire pour un montant 272 $ et, à Vancouver, 64,1 % des ménages y ont consacré 197 $. 10

Le Mondial Choral Loto-Québec
© Le Mondial Choral Loto-Québec

dotIssu de la vision de son concepteur, Gregory Charles, et de la popularité grandissante d’une forme d’art et de loisir très dynamique au Québec, le Mondial Choral Loto-Québec a été créé à Laval en 2005 et il en est à sa 6e édition. L’an dernier, quelque 300 000 festivaliers s’y sont retrouvés pour assister à plus de 250 performances offertes par une dizaine de milliers de choristes en provenance d’un peu partout dans le monde. Aujourd’hui considéré comme le plus grand rassemblement de chœurs et d’ensembles vocaux en Amérique, l'événement met fortement en valeur cette ville où l'on retrouve, à l’année, la plus importante proportion de choristes au Québec. 11

http://www.mondialchoral.org/
Sources :

1 La culture à Montréal : impacts économiques et financement privé, Chambre de commerce du Montréal métropolitain, 2009, 29 p.
http://www.ccmm.qc.ca/documents/publications/etudes/CCMM_Culture_fr.pdf?utm_campaign=pdf&utm_medium=
web&utm_source=corporatif&utm_content=ch_presse&utm_term=culture

2 Les artistes dans les grandes villes du Canada, Regards statistiques sur les arts, Vol. 4, Nº 1, Hill Stratégies Recherche Inc., septembre 2009
http://www.hillstrategies.com/docs/Artistes_grandes_villes2006.pdf

3 Faire le point pour aller plus loin! Les 25 ans du Conseil des arts de Montréal en tournée, 2008, 21 p.
http://www.artsmontreal.org/fichiers/documents/Fairelepoint.pdf

4 Enquête sociale générale : emploi du temps (cycle 19), Statistiques Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VII-3.pdf

5 Statistiques principales des projections cinématographiques, régions administratives et ensemble du Québec, 2004-2008, Institut de la Statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/regions/profils/comp_interreg/tableaux/projections.htm
Statistiques principales des représentations payantes en arts de la scène, régions administratives et ensemble du Québec, 2004-2008, Institut de la Statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/regions/profils/comp_interreg/tableaux/arts.htm

6 Panorama des régions du Québec, Édition 2010, Institut de la Statistique du Québec, 150 p.
http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/regions/PDF/panorama2010.pdf

7 Production culturelle et langue au Québec, suivi de la situation linguistique, fascicule 6, Office québécois de la langue française, Montréal, 2008, 124 p.
http://www.oqlf.gouv.qc.ca/etudes/fascicule_06.pdf

8 Canadian Public Library Statistics, City of Mississauga
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VII-1-i-app.pdf

9 Canadian Public Library Statistics, City of Mississauga
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VII-1.pdf

10 Dépenses moyennes des ménages, par région métropolitaine sélectionnée, Statistique Canada
http://www40.statcan.gc.ca/l02/met01/met115-fra.htm

11 Site du Mondial Choral Loto-Québec
http://www.mondialchoral.org/


La langue, le voisinage, le travail, le mariage, voilà autant de modalités d’intégration à la société d’accueil. On peut parler d’un défi à large spectre, qui engage toutes les composantes de l’existence, et dont l’ampleur ne se démentira pas dans les années à venir.
  • En vingt-cinq ans [1981-2006], la population de la grande région s’est accrue de 27 % tandis que le nombre d’immigrants y était en hausse de 64 %. 1
  • Avec 12 % de la population immigrante du Canada sur son territoire, en 2006, Montréal occupele 3e rang des régions métropolitaines, derrière Vancouver (13,4 %) et Toronto (37,5 %). Mais elle se situe au 4e rang en ce qui a trait à la proportion d’immigrants dans sa population (20,6 %), devancée en cela par Calgary (23,6 %) puis encore par Vancouver (39,6 %) et Toronto (45,7 %). 1
Proportion d’immigrants dans la population
par RMR, 2006

Poids relatif dans la population immigrante
Proportion d’immigrants dans la population de la RMR
Source : Statistique Canada 1
  • Plus des trois quarts (77,6 %) des immigrants admis de 1998 à 2007 et toujours présents au Québec en janvier 2009 résident dans la région métropolitaine. En accueillant deux immigrants sur trois, l’île de Montréal constitue le principal pôle d’attraction (64,3 %), suivie de la région de Laval (7,1 %) et de l’agglomération de Longueuil (6,2 %). 2
  • Parmi les 236 975 immigrants arrivés de 1998 à 2007 et établis dans les agglomérations de Montréal, Laval et Longueuil en 2009, plus de la moitié (57,5 %) sont des immigrants économiques, 24,4 % ont été admis dans le cadre d’un regroupement familial et 16,9 % sont des réfugiés. Or par rapport à il y a trois ans, les immigrants économiques sont maintenant plus nombreux (+6 points), contrairement aux personnes de même famille (-4 points) et aux réfugiés (-2 points). 3
Proportion des immigrants de la RMR qui vivent sur l’île
2006
Source : Statistique Canada 4
  • L’île regroupe la moitié de la population, mais les trois quarts des immigrants de la grande région. En 2006, certains s’y concentrent toutefois moins que d’autres : il s’agit des personnes originaires de Grèce (61 %), de France (65 %) et du Liban (67 %). À l’inverse, les immigrants des Philippines y sont les plus présents (89 %), en particulier ceux qui sont arrivés depuis 2001 (94 %). Parmi les immigrants récents, ceux qui ont le plus tendance à élire domicile ailleurs que sur l’île viennent de Colombie (34 %) et de Roumanie (27 %). 4,5
Proportion des immigrants récents (2001-2006) de la RMR qui vivent sur l’île
2006
Source : Statistique Canada 5
  • Entre 2001 et 2006, les adultes [25 à 44 ans] de parents nés au pays étaient plus susceptibles de quitter la municipalité centrale (18 %) que les immigrants, alors qu’à Toronto (11 %) c’était l’inverse. Parmi ceux qui avaient déménagé de la ville de Montréal, la municipalité de Laval était nettement plus populaire auprès des immigrants (41 %) qu’elle ne l’était auprès des personnes de parents nés au pays (16 %). 6
  • À Laval, la population immigrante est relativement privilégiée dans la mesure où elle est en partie le résultat de vagues migratoires antérieures aux années 1980, originaires d’Europe méridionale, pour lesquelles l’exode vers la banlieue représentait le signe d’une intégration réussie. Mais un peu partout au Canada, la situation économique des immigrants récents apparaît moins favorable que celle de leurs prédécesseurs. On peut donc s’attendre à ce que les nouveaux arrivants montréalais gagnent moins facilement la banlieue et, de fait, on note un certain ralentissement dans l’étalement urbain de l’immigration. 7
  • Les immigrants sont moins isolés à Montréal qu’à Toronto et Vancouver : en 2001, en moyenne 31 % de la population du milieu résidentiel d’un immigrant montréalais est elle-même immigrante, contre respectivement 50 % et 42,5 % à Toronto et Vancouver. En d’autres termes, en moyenne sept personnes sur dix de son environnement immédiat ne sont pas des immigrants. Sur le plan résidentiel, les immigrants sont ainsi plus exposés aux membres de la société d’accueil à Montréal qu’à Toronto et Vancouver. Il en est de même pour les membres des minorités visibles qui sont peu isolés à Montréal, comparativement aux situations observées dans les deux autres métropoles. 8
  • En 2006, la grande région abrite 4,4 % de couples en union mixte*, ce qui la situe au 8e rang des 33 régions métropolitaines du Canada. Toronto (7,1 %) et Vancouver (8,5 %) se partagent les premières places. 9
    *Soit l’un des membres du couple appartient à un groupe de minorités visibles et pas l’autre, soit les deux conjoints ou partenaires appartiennent à un groupe de minorités visibles différent.
  • En 2006, dans la grande région, environ une personne immigrée sur trois a le français pour langue d’usage à la maison, une sur cinq privilégie l’anglais et une sur deux parle une langue tierce. 10
  • En 2006, la proportion de personnes de langue maternelle autre que le français et l’anglais est de 21,8 % dans la grande région et de 32,6 % sur l’île. 10
  • En 2006, dans la grande région, environ la moitié des immigrants de langue tierce travaille dans les deux langues, tandis qu’une même proportion travaille exclusivement en français (16 %) ou exclusivement en anglais (17 %). 11
  • En 2006, en comparaison des personnes nées au pays, le taux de chômage des immigrants récents est 1,9 fois supérieur au Canada, 3 fois au Québec et 3,5 fois supérieur dans la grande région. Nulle part l’écart ne s’est réduit depuis cinq ans.12
  • En 2017, on estime que 21,7 % de la population de la grande région sera née à l’étranger, une proportion sensiblement inférieure à ce qui est prévu à Toronto (49,1 %) et à Vancouver (44,5 %). 13
  • La population de minorités visibles de la grande région pourrait plus que doubler, passant de 604 000 en 2006 à un peu plus de 1,5 million en 2031, tandis que le reste de la population augmenterait plus modestement d’environ 10 %. Ce sont les Arabes qui connaîtraient la plus forte hausse, en voyant presque tripler leur effectif. Déjà en 2006, Montréal abrite la plus importante communauté arabe au Canada. 14
Proportion de minorités visibles
RMR, 2006 et 2031
Source : Statistique Canada 14
  • Dans une vingtaine d’années, on prévoit que la grande région comptera presque autant d’Arabes (7,5 %) que de Noirs (7,8 %), les deux groupes les mieux représentés et comptant pour la moitié des minorités visibles. À Toronto et à Vancouver, ce seront les Chinois (à 12,4 % et 23,2 %) et les Sud-Asiatiques (à 23,8 % et 13,7 %) qui seront encore majoritaires, tandis qu’ils ne représenteront respectivement que 4 % et 3,5 % de la population montréalaise. 14
Maison d’Haïti
© Maison d’Haïti
dotCréée en 1972, la Maison d’Haïti se consacre principalement à l’accueil et à l’intégration des immigrants en difficulté. Depuis le séisme du 12 janvier dernier, elle a aussi mis sur pied une série d’activités post-crise, dont des ateliers d’art thérapeutique, afin d’aider au processus de guérison des personnes endeuillées.

www.mhaiti.org
Sources :

1 La population immigrante dans la région métropolitaine de Montréal, par Farah Fouron, Division des affaires économiques et institutionnelles, Ville de Montréal, 2010, 7 p.
http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/
PAGE/MTL_STATISTIQUES_FR/MEDIA/DOCUMENTS/01_RMR%20DE%20MONTR%C9AL.PDF

2 Immigrants admis de 1998 à 2007 et présents au Québec en janvier 2009 selon la région de résidence, par période d'immigration, Institut de la Statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/referenc/quebec_stat/pop_imm/pop_imm_10.htm

3 Présence au Québec en 2009 des immigrants admis de 1998 à 2007, Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec, 2009, 32 p.
http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/Presence-Quebec-2009-immigrants-admis1998-2007.pdf
Présence au Québec en 2006 des immigrants admis de 1995 à 2004, Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec, 2006, 44 p.
http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/Presence-Quebec-2006-immigrants-admis1995-2004.pdf

4 La répartition spatiale des immigrants dans la RMR de Montréal, par Farah Fouron, Division des affaires économiques et institutionnelles, Ville de Montréal, 2010, 14 p.
http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/MTL_STATISTIQUES_FR/MEDIA/
DOCUMENTS/05_LA%20R%C9PARTITION%20SPATIALE%20DES%20IMMIGRANTS.PDF

5 La répartition spatiale des immigrants récents dans la RMR de Montréal, par Farah Fouron, Division des affaires économiques et institutionnelles, Ville de Montréal, 2010, 14 p.
http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/MTL_STATISTIQUES_FR/MEDIA/
DOCUMENTS/06_LA%20R%C9PARTITION%20SPATIALE%20DES%20IMMIGRANTS%20R%C9CENTS.PDF

6 Migration entre municipalité centrale et municipalités avoisinantes à Toronto, Montréal et Vancouver, par Martin Turcotte et Mireille Vézina, Statistique Canada
http://www.statcan.gc.ca/pub/11-008-x/2010002/article/11159-fra.htm

7 La problématique de la main-d’œuvre immigrante dans la région de Laval : portrait et questions par Annick Germain, Jaël Mongeau et Yvon Martineau avec la collaboration de Dominique Agossou et Philippe Apparicio, document réalisé pour la Direction régionale de Laval d’Emploi-Québec, INRS Urbanisation, Culture et Société, Montréal, 2005, 64 p.
http://www.ucs.inrs.ca/pdf/mo_immigranteLaval2005.pdf

8 Retour sur les notions de ségrégation et de ghetto ethniques et examen des cas de Montréal, Toronto et Vancouver, par Philippe Apparicio et Anne-Marie Séguin, rapport de recherche réalisé pour la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles, Institut national de la recherche scientifique – Urbanisation, Culture et Société, 2008, 56 p.
http://www.accommodements.qc.ca/documentation/rapports/rapport-5-apparicio-philippe.pdf

9 Pourcentage de couples en union mixte par région métropolitaine de recensement, 2006, Statistique Canada
http://www.statcan.gc.ca/pub/11-008-x/2010001/t/11143/tbl006-fra.htm

10 Rapport sur l’évolution de la situation linguistique au Québec, 2002-2007, Office québécois de la langue française, Montréal, 2008, 191 p.
http://www.olf.gouv.qc.ca/etudes/rapport_complet.pdf

11 L’intégration linguistique des immigrants au Québec, par Michel Pagé avec la collaboration de Patricia Lamarre, Étude IRPP, Nº 3, 2010, 44 p.
http://www.ceetum.umontreal.ca/pdf/IRPP_Study_no3.pdf

12 Données du recensement, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VI-2.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VI-2-a-iii-app.pdf

13 L’intégration des immigrés sur le marché du travail à Montréal. Politiques et enjeux, par Marie-Thérèse Chicha et Éric Charest, Étude IRPP, Vol 14, Nº 2, 2008, 62 p.
http://www.irpp.org/fr/choices/archive/vol14no2.pdf

14 La diversité ethnoculturelle au sein des régions métropolitaines de recensement (RMR), Statistique Canada
http://www.statcan.gc.ca/pub/91-551-x/2010001/ana-fra.htm#a3


Il y a plusieurs manières de se sentir partie prenante à la vie sociale. On peut partager son savoir, sa vision ou ses croyances. On peut aussi donner de son temps, de son argent ou de son sang. Un vaste domaine où rien n’est acquis et où il faut faire place à la solidarité.
  • En 2009, 54,9 % de la population de la grande région se reconnaît un fort sentiment d’appartenance à son milieu. La moyenne est de 65,4 % pour le Canada et de 56,4 % pour le Québec. 1
  • En 2006, 82 % de la population de la grande région est de confession religieuse chrétienne, ce qui pourrait chuter à environ 70 % en 2031, une proportion encore supérieure à ce qu’elle est déjà à Toronto (62 %) et à Vancouver (50 %). Quant aux personnes ayant une confession religieuse autre que chrétienne, elles pourraient augmenter chez nous pour passer de 9 % à 16 %, alors que la population sans appartenance religieuse passerait de 9 % à 13 %. 2
  • En 2007, dans la grande région, 37 % de la population de 15 ans et plus s’adonne à des activités de bénévolat organisées. À Vancouver (45 %), Toronto (48 %), Calgary (50 %) et Ottawa (51 %), cette forme de participation sociale est singulièrement plus développée. 3
  • En 2008, 21,5 % des contribuables de la grande région consacrent un don médian de 160 $ à des organismes de bienfaisance. C’est moins de la moitié de ce que donnent les citoyens des autres grandes villes canadiennes. 4
  • Au Québec, le ratio annuel de dons de sang pour 1 000 habitants âgés de 18 à 79 ans s’élève à 58. Laval et les agglomérations de Montréal et de Longueuil affichent le ratio le plus faible (40). Sur l’île, il n’est même que de 36. Les municipalités de l’ouest de l’île sont les plus performantes en la matière. À l’inverse, dans les municipalités et les arrondissements où la présence des communautés ethnoculturelles est importante, les ratios sont beaucoup plus faibles. 5
  • Sur l’île, les hommes sont plus nombreux que les femmes à consentir un don de sang (52,8 % vs 47,2 %), et plus encore dans l’ensemble du Québec (57,4 % vs 42,6 %). 5
Participation aux élections fédérales
RMR
Source : Élections Canada 6

  • En 2009, les femmes comptent pour 18,8 % des maires et 31,3 % des conseillers municipaux de l’île.
    En revanche, elles sont mieux représentées à la présidence des commissions scolaires (60 %) et comme commissaires d’école (41 %) .7
  • En 2006, à son conseil municipal, Montréal compte la plus faible représentation d’élus issus de minorités visibles (4 %) des plus grandes villes canadiennes, immédiatement suivie par Ottawa (5 %) mais loin derrière Toronto (11 %) et en particulier Vancouver (27 %). 8
  • Entre 1980 et 2004, dans la grande région, le tirage en semaine des quatre quotidiens québécois payants a chuté : les francophones de 7,8 % et l’anglophone de 18,8 %. Ce phénomène est en partie attribuable à la montée des quotidiens gratuits qui grugent le marché des 18 à 34 ans et celui des personnes de langues maternelles tierces. 9
  • En 1995, dans la grande région, 53,8 % des personnes de langues maternelles tierces lisaient des quotidiens en anglais seulement. Dix ans plus tard, en 2005, 51,8 % lisent des quotidiens en français seulement, un renversement de tendance qui peut en partie s’expliquer par l’arrivée sur le marché de nouveaux quotidiens gratuits en français. 9
Le Santropol Roulant
© Santropol Roulant
dotLe Santropol Roulant est un organisme novateur, mis sur pied et géré par de jeunes Montréalais. Plus d’une centaine de bénévoles par semaine, la plupart âgés de 14 à 35 ans, se consacrent à tous les aspects de la vie de l’organisation. La nourriture y est le moyen privilégié pour briser l’isolement social et favoriser la solidarité intergénérationnelle. Depuis maintenant quinze ans, grâce à l’énergie de milliers de bénévoles, le Santropol Roulant a ainsi préparé et livré en voiture ou à pied, mais surtout à bicyclette, plus de 400 000 repas chauds et nourrissants à des personnes en perte d'autonomie, majoritairement des aînés. C’est près d’une centaine de repas par jour, six jours par semaine à longueur d’année. On travaille selon un cycle alimentaire urbain durable, notamment en cultivant sur les toits, et dans l’esprit également de développer un bénévolat de type familial. 10

http://www.santropolroulant.org/
Sources :

1 Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, Tableaux Cansim 105-0501, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/X-6.pdf

2 La diversité ethnoculturelle au sein des régions métropolitaines de recensement (RMR), Statistique Canada
http://www.statcan.gc.ca/pub/91-551-x/2010001/ana-fra.htm#a3

3 Enquête canadienne sur le don, le bénévolat et la participation, demande spéciale, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/X-2.pdf

4 Montant de la ligne 340 de la déclaration fiscale, Tableaux Cansim 111-0001, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/X-1.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/X-4.pdf

5 La géographie du don de sang au Québec : une analyse exploratoire, par Philippe Apparicio, Johanne Charbonneau et Gaëtan Dussault, Rapport de recherche réalisé pour Héma-Québec, Institut national de la recherche scientifique – Urbanisation, Culture et Société, 2009, 49 p.
http://www.ucs.inrs.ca/pdf/GeographieDuDonDeSang.pdf

6 Résultats officiels du scrutin, élections générales de 2004, 2006 et 2008, Élections Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/X-3.pdf

7 Présence des femmes dans les lieux décisionnels et consultatifs régionaux, Montréal (23 avril 2010),
Banque de données des statistiques officielles sur le Québec

http://www.bdso.gouv.qc.ca/pls/ken/iwae.proc_acce?p_temp_bran=ISQ

8 La participation et la représentation politique des membres des communautés ethnoculturelles au sein des instances démocratiques municipales, par Jean-Pierre Collin et Laurence Bherer avec la collaboration de Sandra Breux, Évelyne Dubuc-Dumas, Ève Gauthier et Amélie Dubé, Groupe de recherche sur les innovations municipales (GRIM), Institut national de la recherche scientifique – Urbanisation Culture Société, Montréal, 2008, 52 p.
http://www.inrs-ucs.uquebec.ca/pdf/RepresentationEthnos.pdf

9 Production culturelle et langue au Québec, suivi de la situation linguistique, fascicule 6, Office québécois de la langue française, Montréal, 2008, 124 p.
http://www.oqlf.gouv.qc.ca/etudes/fascicule_06.pdf

10 Site du Santropol Roulant
http://www.santropolroulant.org

Pour la réalisation de ce bilan de santé, nous avons puisé à de nombreuses sources d’information, accessibles sur Internet.




La Fondation du Grand Montréal
remercie les partenaires suivants

Métro          Cascades

Agence de la santé et des services sociaux de Montréal
Agence métropolitaine de transport
Association de médecine vétérinaire du Québec
Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic
Bixi – Montréal
Board of Trade of Metropolitan Montreal
Canadian Council on Social Development
Canada Mortgage and Housing Corporation
Canadian Institute for Health Information
Cascades
Centre de santé et de services sociaux Jeanne-Mance
Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire
Chambre de commerce du Montréal métropolitain
Club des petits déjeuners du Québec
Comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal
Commission des normes du travail du Québec
Communauté métropolitaine de Montréal
Community Foundations of Canada
Conférence régionale des élus de Montréal
Conseil canadien de développement social
Conseil des arts de Montréal
Conseil régional de l’environnement de Montréal
Consortium Evolution
Direction de santé publique de Montréal
Dispensaire diététique de Montréal
Elections Canada
Environment Canada
Fondation Le Plateau
Hill Stratégies Recherche Inc.
Institut de la statistique du Québec
Institut de recherche en politiques publiques
Institut national de la recherche scientifique: urbanisation, culture et société
Institut national de santé publique du Québec
Journal Métro
KPMG
Les amis de la montagne
Les Entretiens Jacques-Cartier
Loto Quebec World Choral
Maison d'entraide Saint-Paul / Émard
Maison d'Haïti
Mercer
Milken Institute
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Ministère de la Sécurité publique
Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport
Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles
Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire
Mondial Choral Loto-Québec
Montreal City Mission
Montreal Diet Dispensary
MU
Régions et de l’Occupation du Territoire
Office québécois de la langue française
RBC Economic Research
Recyc-Québec
Santropol Roulant
Service de police de la Ville de Montréal
Société de l’assurance automobile du Québec
Société de transport de Montréal
Société d’habitation du Québec
Statistics Canada
Table de concertation des aînés de l’île
The Pembina Institute
Trajet – Montréal
Université de Montréal
Vélo Québec
Ville de Mississauga
Ville de Montréal

Comité directeur
Marina Boulos-Winton,
Philippe Collas,
Marcel Côté,
Jacques R. Gagnon,
Chantal Vinette

Recherche et rédaction
Isabelle Perrault

Auteure invitée
Monique Proulx

Révision
Jac Joanisse
Traduction
Jude Wayland

Graphisme
Germain Parent

Webmestre
Serge Cloutier

Nous tenons à remercier
Michelle Bérubé,
Manon Langevin,
Caroline Lemay,
et Jean-Michel Villanove
de leur collaboration
et, de façon plus particulière,

Lise Bertrand,
Simon Brault,
Lyse Brunet,
Aida Kamar,
Marie McAndrew,
Sidney Ribaux,
Francine Unterberg
et Patrick Woodsworth
pour leurs avis éclairés et leur
disponibilité.


Signes vitaux s’inspire d’un projet réalisé par la Toronto Community Foundation en 2001.  Cette année, 16 fondations communautaires canadiennes publient simultanément leur bilan local.  À l’échelle nationale, cette initiative est coordonnée par les Fondations communautaires du Canada qui diffuseront de leur côté une édition nationale de Signes vitaux.

Fondations communautaires du Canada


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